Samedi 9 mai 2009

Enfin… après deux ans ici, à ne rouler que sur la N1 vers Maputo et Johannesburg et après une année bien chargée, marquée par moult péripéties dont la plus délirante fut ma mise à pieds de la guest house (cf épisode précédent : mes nouvelles fonctions au Zombie Cucumber) par un inspecteur du travail m’ayant déclarée travailleur illégal là-bas (en très bref, en tant qu’étrangers nous avons droit à un permis de travail pour une compagnie et un lieu et n’avons pas le droit d’avoir une autre activité, même si elle n’est pas salariée !), nous prenons enfin des vacances bien méritées. Nous chargeons notre nouvelle voiture (200000km au compteur c’est presque neuf ici !) et nous voilà partis à la découverte du pays, direction le Nord. Plutôt qu’un récit détaillé de voyage, voici un petit résumé des impressions recueillies et des faits marquants de ce voyage. D’avance toutes  mes excuses pour le peu de photos mais les gens ne se laissent pas photographier ici et les paysages sont trop vastes pour que cela rende quelque chose avec un appareil photo amateur !

Finally… after two years in Vilankulo driving only on the N1 to Maputo and Johannesburg and after a tough year full of adventures (the most interesting one being me kicked out from the guest house I was helping at by the labour department who declared I was working illegally there!) we are ready for a well deserved holiday. We load are new car (200,000 km on the clock sounds quite new here!) and off we go heading towards the north of the Country. Here is a “quick” résumé of our tour with what impressed us the most. Please apologize for the very seldom pictures but people do not really like being photographed and the landscapes are too vast to make a nice picture with an amateur camera.


1) 
6000 km et des poussières / 6000 km and something








3 semaines et demi, au cours desquelles nous avons enfin pu faire un jolie boucle autour du pays, avec une petite incursion au Malawi.
In a 3 weeks and a half trip we made a nice boucle around the northern of the country, with a short experience in Malawi.












2) Voisins si différents / So different neighbours

Le Malawi nous a frappés par ses différences avec le Mozambique.
Nous n’y avons fait qu’une toute petite incursion qui n’était au départ qu’une stratégie pour éviter de faire la même route en montant vers le nord et en en redescendant, mais le pays nous a charmés par la gentillesse de ses habitants, l’activité économique qui semble y régner, le professionnalisme des personnes à qui nous avons eu à faire, la propreté et l’ordre. Quelques touristes qui y sont passés avant d’arriver au Mozambique me l’avaient décrit comme un pays ennuyeux. Peut-être n’y sommes nous pas restés suffisamment longtemps pour percevoir cela. Exemple : nous avons du emmener notre voiture chez un garagiste. Là bas pas de « my friend » ou « patrao » (« patron ») faussement obséquieux et finalement rien qui n’avance et une addition démesurément salée à la fin. Juste des pros, rapides, efficaces qui expliquent ce qui ne va pas, ce qu’ils peuvent faire et comment.. .et une addition tout à fait raisonnable à la fin du travail. L’anglais est la langue officielle, ce qui rend effectivement les échanges plus faciles avec les touristes. Mais nous avons été frappés par leur sens de l’accueil et, surtout, par le mélange « noirs-blancs » qui a l’air bien plus habituel que chez nous. Et puis, les routes sont très bien entretenues et bordées de champs bien organisés et entretenus. Seules ombres au tableau, les passages de frontières (2 heures et demies pour faire entrer la voiture avec vérification de tous les numéros de châssis, de moteur et de tas d’autres trucs dont je ne sais même pas à quoi ils servent) et les flics (nous avons quand même eu droit à deux amendes parce que nous n’avions pas de scotch réflecteur à la l’arrière et pas de triangles de signalisation).

bière nationale du Malawi / national Malawian beer












Malawi impressed us by being so different from Mozambique.
At the beginning, going through Malawi was only a strategy to avoid doing the same road on our way and return from northern Mozambique but the country charmed us with the kindness of his people, the economical activity that we could feel there, the professionalism of the people we met there, the cleanliness and the organization of the country.
A few tourists who had crossed the country before getting into Mozambique had described it to us as a boring country. We might not have stayed long enough to get bored and so we’ll stick to our first impression. We had to bring our car at a mechanic’s! again!!! No “my friend” or subservient “patrao” there with nothing happening and a crazy bill at the end of the day. Only professional people, fast, efficient, who clearly explain what’s wrong and what they can do or cannot do and how… and a very reasonable bill when the job’s finished. English being the official language it might make things easier as well. But this might not be the only reason why people are so welcoming, so willing to help you. We’ve also been impressed by a “white-black” melting that looks really more usual than in Mozambique. And the roads are nice, well kept and bordered with organized and neat fields. Only little problems: crossing the border with a car (it took us 2 and a half hours to get the car in, with some nice clearing agents asking for a crazy amount of numbers like the chassis number, the engine number and other stuff I don’t even know what they are!) and the road police who managed to give us 2 fines because we didn’t have the triangles in the car and a phosphorescent tape at the back of the car.


 

machines à laver sur lac!
washing machines on the lake!

















3) L’équipée sauvage /
Into the wild !

Considérant que nous sommes dans un des pays les plus pauvres du monde et qui n’est sorti il n’y a que 15 ans d’une guerre civile plutôt destructrice et meurtrière, notre périple s’est finalement fait sur des routes de très bonne qualité. Nous commencions à désespérer de vivre un jour la vraie aventure africaine au volant de notre 4x4 quand nous avons décidé de traverser le pays d’ouest en est pour nous rendre du Malawi à Pemba ou à Nampula. Si vous regardez la carte plus haut, vous verrez un joli point rouge au milieu de nulle part. Il indique le point où nous avons du faire demi tour entre Lichinga et Montepuez faute d’un passage sur une rivière ! Après avoir mis 2 heures pour faire 20 kilomètres en pleine brousse, en nous préparant à passer une nuit, voire plus, dans la voiture, notre esprit d’aventure a été ébranlé par quelques troncs manquants sur un tout petit cours d’eau. Demi-tour donc et le lendemain nous prenons gaillardement la route de Marrupa à Nampula… 350 km… 18 heures de voiture ! une route magnifique mais pas une trace de goudron et quelques petits incidents ont légèrement ralenti notre vitesse de croisière. Comment vous expliquer la sensation de profonde solitude qui vous saisit quand, à 21h, au milieu de nulle part, le tuyau qui relit les deux réservoirs d’essence de votre voiture qui s’est déjà cassé 2 fois sur le trajet, décide de casser pour la dernière fois et vous laisse avec 5 litres de diesel en pleine brousse ! Heureusement nous avions pris en stop le conducteur d’un camion et son mécanicien (leur camion était en panne quelques centaines de km plus loin) et même ici, les routiers sont sympas. Un camion s’est arrêté pour nous prêter secours et grâce à un bout de bois et un sac en plastique ils ont réussi à boucher l’un des deux réservoirs. Ce qui nous a permis de faire les 4 km qui nous séparaient du dernier village avant la grande ville (100 km plus loin) où nous avons pu acheter du diesel… à un prix exorbitant certes, mais au moins nous avons pu arriver à destination sans autres problèmes !

là où la route s'arrête / where the road ends






 

 

 

 

 



partout, on trouve de la bière / finding beer anywhere










If we consider that we’ve been travelling in one of the poorest countries in the world (even though it’s growing faster and faster) that came out of a very violent civil war only 15 years ago, we must admit that the road we drove on were quite nice and the ride easy. We were starting to think that we would never live a proper African adventure with our 4x4 when we decided we would cross the country from West to East to reach Pemba or Nampula after Malawi. If you give a look at the map at the beginning of the blog, you’ll see a nice red dot in the middle of nowhere. This is where we had to stop our first attempt, simply because there was no way we could cross a very small river ! After 2 hours to cover 20 kms in the middle of nowhere, getting ready to spend a night in the car, our adventurous spirit has been contradicted by a few missing poles over a tiny tiny river! U-turn, back to the first town and the morning after we proudly hit the road again to try to reach Nampula… 350 kms… 18 hours! A beautiful road but not a single tarred portion and a few little incidents have considerably slowed us down.  How could I describe the incredible feeling of loneliness that hit us when, a 9.00 pm, still 80 kms away from Nampula the pipe linking the 2 fuel tanks of the car broke for the 3rd time, releasing all the diesel on the road and leaving us with just a few drops in the tank! Luckily we had taken with us in the car a truck driver and his mechanic (their truck had broken down a few hundred kms before) and another truck stopped by us to offer some help. And, as in Africa, whatever happens you can always make a plan, with a piece of wood and some plastic they managed to close one of the tanks which allowed us to drive to the next village (5 kms ahead) and re-fill with the most expensive diesel ever… but at least, we managed to arrive to destination.

4)  Nature, nature, nature


Je parlais de route magnifique tout à l’heure. Le Mozambique est un pays très peu peuplé (21 millions d’habitants) sur une surface 20% plus vaste que la France (93 hab/km² en France contre 20 hab/km² au Mozambique) et cette population est surtout concentrée dans les 3 plus grosses villes du pays (Maputo, Beira, Nampula). Donc, quand on traverse le Mozambique, on fait des kilomètres et des kilomètres au milieu d’une nature totalement sauvage. Au sud des palmiers, au nord une forêt assez dense et des pains de sucre magnifiques, parfois des champs de Baobab immenses. De temps en temps un village avec quelques huttes  et partout, des gens qui marchent vers on ne sait quoi.
Le plus impressionnant c’est l’immensité de ces étendues où il n’y a absolument rien et qui ne sont pas du tout exploitées à des fins agricoles ou touristiques. Et pourtant il y aurait de quoi faire pour tous les trekkeurs et grimpeurs du monde en recherche d’aventure.
Au cœur de cette nature, nous avons croisé pas mal de singes (des babouins et des vervets) qui malheureusement déguerpissent dès qu’ils entendent la voiture et se cachent tellement bien dans les arbres qu’il nous a été impossible de les photographier… pourtant les vervets avec leurs testicules bleu ciel valent le détour. Nous avons aussi aperçu des traces d’éléphants sous la forme de grosses grosses bouses. Et puis des gens… qui vivent probablement comme il ya deux cents ans autour de leur petite culture de maïs et du ruisseau qui passe ; femmes aux seins nus entourées d’une ribambelle d’enfants de tous âges ; hommes édentés parlant à peine quelques mots de portugais.
Et puisque nous avons décidé d’entreprendre ce voyage à la saison des pluies, nous avons aussi eu droit à quelques beaux orages. Au loin, l’horizon noircit, le ciel se charge de nuages lourds. Le vent forcit incroyablement. Et tout d’un coup c’est l’orage, une pluie diluvienne sur quelques centaines de mètres (ou pendant quelques minutes) et puis tout s’assagit très vite ; on repasse en zone non orageuse. La segmentation du ciel est incroyable à ce moment là.


Un Baobab: la légende veut qu'un jour, Dieu, très énervé parce que les habitants d'un village avaient mangé tous les fruits d'un arbre, le prit et le replanta la tête dans la terre. depuis, cet arbre pousse avec les racines vers le ciel.
/ A Baobab tree. The legend says that, God, very upset because all the people of a village had eaten all the fruits of a tree, took it and replanted it head in the ground. Since then, this tree has grown with the roots in the air.







I wrote about this beautiful road we drove on from the western side of the country to the eastern side.
Mozambique is quite an empty country (21 million inhabitants) on a surface that’s 20% bigger than France (93 hab/km2 in France vs. 20 hab/km2 in Mozambique).
And the population is mostly living in the 3 big towns of the country: Maputo, Beira and Nampula.
As a result, when you travel around Mozambique, you drive over kilometres and kilometres in the middle of an extremely wild nature.
In the south palm trees, in the north quite a thick forest with beautiful granite rocks and sometimes some Baobab fields. From time to time a village made of a few huts and everywhere, people walking from who knows where to who knows where, carrying anything on their heads or bikes!
The most impressive thing is this wide areas where there is absolutely nothing and that are not used for agriculture or tourism. And I can tell you, there would be so much to do for all the trekkers and climbers looking for new routes and a little bit of adventure… Wanna start a business here???
In the middle of this wild nature we also met quite a few monkeys (baboons and vervets) who, unfortunately, run away as soon as they hear the car and hid so well in the trees that we couldn’t get a nice picture of them… and it’s a pity, as the vervets, with their blue balls are quite funny to look at!
We also saw proofs of the existence of elephants in some areas under the form of big big shit! And also people… who probably live like 200 years ago, by their tiny field of maize and a small river: topless women, surrounded by kids; men with a few teeth, hardly speaking Portuguese… this is real Africa… 
And, since we decided to travel during rainy season (so wise!), we also could admire a few beautiful thunderstorms. You’re driving and all of a sudden, in the distance, the horizon gets darker and darker, the clouds bigger and bigger, the wind stronger and stronger. And the storm starts, an incredibly thick rain pours over a few hundred meters (or during a few minutes) and everything gets back to normal again… we’re out from the storm! The way the sky is segmented at that moment is absolutely amazing.




orage sur le lac Malawi / thunderstorm on the lake Malawi

















5) Bizarreries /  Funny stuff


- Dans le nord du pays et au Malawi, les lézards ont la queue bleue. Un beau bleu roi, éclatant au soleil.
- Dans le district de Marrupa (entre Lichinga et Montepuez) il y a plus d’éléphants au kilomètre carré que d’habitants.


- Chimoio (à la frontière avec le Zimbabwe) nous avons été hébergés par des amis d’amis qui ont une ferme où ils produisent du lait (ok), du yahourt (ok) et du Gouda à tous les parfums : cumin, chili, herbes, etc. Ils ont un cheptel de 2 taureaux, 200 vaches et 30 veaux magnifiques. Les pâturages autour sont vert émeraude… parfum de Normandie au cœur de l’Afrique.
-  Sur des kilomètres, entre Marrupa et Lichinga, des gens à vélo transportent des sacs énormes de charbon, pour alimenter la ville qui a consommé tout le bois qu’elle pouvait utiliser pour faire du charbon.
- Les plus gros crabes du monde : la légende veut que sur l’une des îles des Quirimbas vivent les plus gros crabes du monde. Ce sont les « coconut crabs » et ils peuvent atteindre 1m d’envergure. Nous en avons vu un… un peut petit par rapport à la légende, mais pas mal quand même.



Few little things that caught our attention during the trip.
- In the north of the country and in Malawi, lizards have a blue tail. A beautiful navy blue, shining in the sunlight!
- In the Marrupa district (in between Lichinga and Montepuez) there are more elephants than people per square km.
- In Chimoio (almost at the Zimbabwean border) we’ve been hosted by friends of friends who have a big farm where they produce milk (ok), yoghurt (ok again) and Gouda cheese with lots of flavours: cumin, chilli, herbs, etc. They have 2 bulls, 200 cows and 30 beautiful veal. The fields around are as green as emerald… We just felt like we were spending some time in Normandy!
- Over kilometres, in between Marrupa and Lichinga, people carry on their bikes, massive bags of charcoal to supply a town that ran out of wood to produce it… and beds !



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The biggest crab in the world : the legend says that on one of the Quirimbas islands lives the biggest crab in the world. They call it the “coconut crab” and can be as wide as 1 meter. We saw one… a little bit smaller than what the legend says but big enough!


6) Coups de cœur / Our favourites.


Pour ceux qui souhaiteraient un jour venir visiter ce pays et auraient le temps de le traverser du nord au sud, voici les endroits que j’ai particulièrement aimé :


Pemba : c’est une ville portuaire défraîchie mais qui a du être très belle. Perchée sur une colline, la ville descend vers le port. Quelques restes d’architecture coloniale, de grandes rues arborées, des places avec des cafés où siroter une boisson en dégustant des « pasteis » (pâtisseries portugaises) et une très longue plage à mon avis beaucoup moins belle que la notre mais plus « développée » où il est facile de se promener de restaurant en café.


Nacala
 : une baie magnifique et l’un des plus gros ports du Mozambique. La baie est de toute beauté : eaux turquoise et végétation luxuriante sur les berges. Beaucoup de constructions en cours…


Les Quirimbas
 : c’est l’archipel le plus au Nord du Mozambique. Je l’ai trouvé moins beau que notre archipel à nous car moins « spectaculaire » (tout le monde ne peut pas avoir Bazaruto et ses dunes de sable). Une succession d’îles qui abritent un lodge de super luxe chacune (quand elles sont habitées) : plages de sable blanc, eaux turquoise, végétation tropicale… la carte postale quoi !


Et, Ilha de Moçambique
 : un bijou absolu… La plus vieille ville du Moçambique avec une architecture coloniale en cours de réfection partout ! Sur une eau transparente, reliée à la terre par un très long pont ! Tout se fait, encore, à pieds… c’est le règne de la flânerie. On s’y sent bien et on peut passer des heures à se perdre dans les rues en admirant les restes de la splendeur passée.


If you visit Mozambique one day and have the time to discover it from its northern to its southern tips, these are the places we loved the most :

Pemba
: an old looking harbour, with a lot of charm. Must have been a very nice place. Up in the hill, the town goes down to the harbour. A few old colonial buildings on the sides of large avenues bordered with trees, nice large squares where to have a coffee or a cold drink while eating some “pasteis” (Portuguese cakes) and a very long beach, not as nice as ours, but more “developed” and where it’s easy to walk from one bar to a restaurant.

Nacala
: a beautiful bay and one of the biggest harbours in Mozambique. The bay is stunning: turquoise water and luxurious nature on the hills. Lots of building going on…

The Quirimbas
 : it’s the Archipelago that sits at the North of the country. I found it less interesting than ours (the Bazaruto Archipelago) because it is not as spectacular (not everybody can have Bazaruto and its amazing sand dunes) but it’s still a beautiful place, another paradise on earth: a few islands
with a few luxury lodges (from 300 US$ per person per night!): white sand beaches, turquoise waters, tropical vegetation… like in a post card!

And, Ilha de Moçambique : an absolute gem… the eldest town in Mozambqiue all built in a colonial style, most of the buildings being under reconstruction. It sits in the middle of a bay, surrounded by crystal waters and linked to the main land thanks to a long bridge. Everything can be done by walking… it’s a perfect place for who is not in a hurry and just wants to stroll around.


interieur d'une maison sur Ilha / interior of a house on Ilha...


7) Le petit plaisir des vacances ! / Holidays splurge !



Parce que nous avions envie de plonger dans les Quirimbas, nous avons été obligés de nous offrir un « éco-lodge » de luxe pour 2 jours…
Quand ils disent « éco », c’est ce que l’on peut considérer de plus extrême.

Pas d’électricité… tout est éclairé à la bougie !

Pas d’eau courante et tuyauteries limitées au minimum : bouteilles d’eau à côté des lavabos et système créatif pour une douche reliée à une citerne remplie 2 fois par jour !
Chambres ventilées naturellement, où le « dur » est aussi limité que possible !

 Toilettes « écologiques »…  avec une vue défiant toute concurrence….

Pour les amateurs, j’ai les coordonnées !

 
We couldn’t go all the way up to the Quirimbas and don’t dive there… But there are no dive centres on the mainland or in the islands that are not linked to a luxury lodge. So we had to do it and go for a splurge! We chose an “eco-lodge” in the main land, a 10 km north of Pemba. When they define themselves are “eco” this is exactly what it is, in the most extreme ways. No electricity… the light comes from candles. No running water… but bottles by the sink and a very creative system for the shower related to a water tank that’s filled up twice a day. Rooms naturally refreshed by the wind and where the concrete is limited as much as possible. Ecological WC with the most amazing view ever… Want to try it? Just ask for the web site!




(de haut en bas: eco-chambre, eco-toilettes, eco-vue des toilettes et eco-douche / from top to bottom: eco-room, eco-toilets, eco-view from the toilets, eco-shower)



8) Retour à un monde ubuesque ! / Back to my crazy world!


Retour à la maison marqué par une nouvelle course aux papiers… eh oui, cela fait deux ans que nous sommes ici et il nous faut renouveler nos permis de travail. La loi ayant changé depuis notre arrivée, il nous faut fournir un tas de nouveaux papiers, dont des quittances du fisc et de la sécurité sociale qui prouvent que nous avons bien honoré toutes nos charges, depuis le début de l’activité de la compagnie. Surprises pas toujours agréables quand on a racheté une compagnie ! sur le front du Fisc pas de problèmes… mais il m’a fallu retourner 3 fois dans leurs locaux pour réussir à faire une demande qui leur convienne. Sur le front de la sécurité sociale, petite hic ! Apparemment les précédents propriétaires n’ont pas payé pendant les premiers 10 mois d’activité. Qu’ils aient eu des employés ou pas n’a pas d’importance… et puisque la première déclaration est archivée on ne sait pas où, on ne peut pas me dire combien je dois payer en me basant sur cette première déclaration… pas grave… j’ai qu’à inventer des travailleurs et payer sur la base des salaires d’aujourd’hui ! finalement, quand on veut, on peut toujours trouver une solution !!!


Back home, a new paperwork round starts ! after 2 years here, we have to renew our work permits. And since we arrived the law has changed a bit and we have to supply the ministry of labour with new papers. 2 of them being a clearance from the finance dpt and from the welfare dpt, proving that we’ve religiously paid all the taxes we had to pay since the very first day of the company. And when you took over a company, some surprises might be around the corner. Luckily we had no problem on the finance side eventhough I had to go to their office 3 times to manage to give them the letter they wanted to give me the clearance. On the welfare side, small surprise… the former owners hadn’t pay their taxes for one year. Maybe only because they didn’t have any permanent worker at the time, but this is not an excuse… now the law states that from the day 1 of the company you have to hire someone and pay the welfare for him… so we had to do now. And when I asked them to tell me how much I would have to pay, based on the first payment the previous owners did, the answer was quite simple: who knows where this first slip is? Just take the name of a worker, put him on today’s minimum salary and pay the 7% you have to pay for the year you didn’t pay! When I say that in Africa you always can make a plan!

 

 

 









snorkeling sur le lac Malawi
snorkeling on lake Malawi






9) Notes de lecture / Book reviews.


Je ne connaissais rien à l’Afrique quand je suis arrivée. Je n’en sais pas beaucoup plus aujourd’hui mais j’ai eu entre les mains deux livres qui m’en ont donné un bon aperçu et que je vous conseille !

« Ebène » de Ryszard Kapuchinski, un journaliste polonais qui a parcouru l’Afrique pendant des années et qui dresse un portrait saisissant du continent à travers une série de nouvelles. Portrait à la fois poétique et réaliste, cruel et plein d’espoir. Beaucoup d’histoires de guerres et de destructions. Quelques portraits humains. Anecdotes sur des croyances séculaires. Il laisse l’impression d’un continent complexe, difficile, violent et doux à la fois, meurtrier et solidaire ! A lire. Merci à Caterina pour m’avoir laissé ce livre.

Dans un genre complètement différent, une grande fresque romancée sur l’Afrique du Sud : « L’Alliance » de James Michener. Bon c’est une saga et ça fait 1200 pages ! mais c’est un roman incroyablement bien documenté sur l’histoire de l’Afrique du Sud, qui donne de très bonnes clés pour comprendre la complexité de ce pays et les difficultés auxquelles ils vont devoir faire face pour dépasser l’Apartheid.

I didn't know a lot about Africa when I arrived and I must admit I still don't know much. But I've read 2 books that allowed be to understand a little bit more and which I would like to recommend.
“Ebène” by Ryszard
Kapuchinski. He is a polish journalist who travelled around Africa for ages and who gives, though a series of novels, a very interesting portrait of the continent. A realistic and poetical portrait, at the same time cruel and full of hope. Many stories about war and destruction. A few beautiful human portraits. Small stories and beliefs anchored in a long past. It leaves you with the strange feeling of a continent that is complex, difficult, violent and smooth, murderer and helper. To read… Special thanks to Caterina who left me this book when she came diving with us.

In a completely different style, a big saga that retraces the South-African history: “The Covenant” by James Michener. OK it’s a saga and it’s 1200 pages long… but the novel is very well documented on the South-African history and really gives a few interesting keys to understand the complexity of that country and the difficulties they’ll have to face to get over the Apartheid period.

 

Voilà, sur cette note « littéraire », je vous laisse jusqu’à mon prochain récit !

 Bonnes lectures et bonnes plongées à tous !

And here we are… on these literary comments I’ll have to leave you until my next update. Good reading and good diving to all of you!


le Zambèze / Zambeze River

Par sabrina
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Mercredi 12 novembre 2008
And here are the latest news from Moz.
I started writing some of the articles in July but the season got quite busy and many things happened very quickly (which in the country of extreme slowliness is quite funny) so I had to stop until everything got a little bit quieter.
Here are some short stories. Not all are out breaking news but they are a window on my Moz life.

A winter in Vilankulo…
While you’re desperately trying to get some tan one the Italian, Spanish or Riviera beaches our winter starts.
It starts slowly slowly around mid-June.
Temperatures start decreasing. During the day it’s still quite warm (around 24-25 degrees Celsius).
It’s in the evenings and underwater that we can really feel the cold.
Evenings are chilly (around 12-13 degrees) and underwater temperature can go down to 22-21 degrees.
Divers will immediately know that when you dive everyday and you want to stay in between 50 and 60 minutes underwater it’s very cold.
This means you have to find ways not to suffer! And the only thing to do is to go for the winter collection… see picture! Not very sexy but definitely recommended.
What’s nice though is that unlike what happens in Europe, winter doesn’t last forever.
We’re mid-November now and the temperature at noon is 37 degrees…
bye bye the ugly winter wet-suit… welcome to the nice and a little bit more fashionable tops!

Winter animals.
Let’s face it, water is cold and diving a little bit less comfortable but it’s really worth going out.
This year has been superb.
A quick look at the pictures and you’ll know why!
We had so many chances to see humpback whales.
How to explain the emotion you get the first time you can admire these massive mammals from so close you have the impression you’ll be able to touch them.
3 of them came as close as 15 metres away from the boat and stayed with us for 10 minutes, going up and down and teasing us. It was so beautiful, I was about to cry.
And even better… during a dive on the reef we dive the most, a humpback came and visited us. She didn’t stay long… just a few seconds, but she was right above our heads, not more than 4-5 metres above. The 4 divers I was with and I will never forget that one.
And we also had lots of devil rays, manta rays, dolphins…
So again… yes it’s cold, but you don’t want to miss those ones!

From the wet-suit to the apron…
Because my new life as a diver was not enough any more and because I was tired of my non-sexy wet-suit, I decided to put that one in the cupboard and change it for an apron.
Since the 1st of September I’m running a lovely guest house here in Vilankulo, Zombie Cucumber.
The owners of the place – Steph and Jon – had to go back to the UK for a few months and asked me to run the place while they were away.
It’s a tiny tidy place with 4 bungalows for 2 people and a dorm with 9 beds.
Everything is built around a lovely garden and a swimming pool.
It works as what we would call a Maison d’Hotes in France. Meaning that every evening we cook a dinner based on what we could find at the market (choice is usually between 2 dishes… I’m trying to put 3 on the menu from time to time) and everybody has dinner together.
I do the books and the cooking.
If you have some very good specialties you want me to try, please feel free to send me the recipes. I’m looking for new stuff to do every day!

New home and new family!
With this guest house thing, we had to move to live on site.
We now have a very nice little house, far more comfortable that the other one… just missing the sea-view. But the beach is 2 minutes away and I go down there quite often to walk the dogs on the beach.
DOGSSSSS.
We already had a beautiful husky.
A « random » dog – Villain - joined us when we were still living at the dive centre and decided he would never leave us anymore.
And Molly and Fred were living at Zombie Cucumber.
So here we are, with our 4 dogs who happily share their space with the super cat we decided we needed at the dive centre to chase rats and mice away...
Let me introduce you to Huxley (the husky), Villain (the little foxy one), Fred (the small black), Molly (the princess of the place) and Piou Piou/Zoltane, the new members of my family.

Land land land !
And to complete the « settlement » we are now, after 14 months of a long and strenuous process, the happy owners of a beautiful plot of land on the beach where to build a new dive centre and a house for us.
14 months might seem quite long but since we are in Mozambique and we had to buy from a South-African cow boy, we chose to be super prudent.
If you had heard as many stories as we did about people buying plots already sold 2 or 3 times or not for sale at all or not constructible because it’s an archaeological site I’m sure these 14 months start making sense.
And if I add that it took 4 months to the owner to show us a piece of paper proving that he was the owner of the plot?
And also that the initial plot had an L shape… after visiting it with the guys from the municipality we discovered the small side of the L was not in the land?
And finally that the size of the plot went from 3500 sqm (announced by the owner) to 1000 sqm (measurements done by the municipality) and in the end, after verification, 4000 sqm? Yeah... this is the real Mozambican adventure!!!
It seems that all the papers are ok and that the land is really 4000 sqm… but, a few days ago we went to start measuring everything in order to start making proper sketches to start building and we discovered that the neighbour was building a hut on our land and that he had also proper papers saying that part of our land is his.
So here we go… we’ll have to fight and start again from the beginning. So cool!!!!

Elections here and there.
The municipal elections are scheduled on the 19th of November. 2 parties are fighting (2 historical ones): FRELIMO, government’s party, the one who fought for independence and RENAMO who fought the FRELIMO during the civil war.
The first one is (was) communist, supported by the soviets and the Chinese; the second, supported by South-Africa, the USA and all the other opponents to the communism.
It’s quite difficult today to understand the ideological differences between them.
As far as I understood it’s more a question of generation.
FRELIMO being supported by all those who still have in mind the fight against the Portuguese and RENAMO supported by a younger generation who is tired of a government who cares more about its own interests than about developing the country.
This is definitely a very simplistic point of view and not sure it’s very accurate but unfortunately my Portuguese is still not good enough to read the papers and get a better understanding of the political situation here.
In Vilankulo, the game is already won by the mayor – M. Suleimane – who has been the head of town for the last 8 years. He is supported by the FRELIMO. The RENAMO’s candidate doesn’t look like he has good chances.
No polls here… the indications come from the number of cars covered in one or the other party’s posters and candidates pictures’, that go up and down town horning and with all the people at the back screaming and singing.
The more you have the better chances to win!
Par sabrina - Publié dans : English Version
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Lundi 10 novembre 2008

Quelques nouvelles de ma retraite Mozambicaine.
J’ai commencé à écrire certains des articles en juillet, mais la saison a été chargée et les évènements s’étant un peu précipités ici (au pays de la lenteur extrême c’est tout dire !) j’ai été obligée d’interrompre.
De courts récits, pas forcement d’actualité, qui restent une petite fenêtre sur ma vie en Afrique.

 

Un hiver a Vilankulo…

Pendant que vous essayez de bronzer sur les plages italiennes, espagnoles ou de la côte d’azur, nous on entre dans l’hiver.

Ça commence mi-juin… tout doucement la température extérieure commence à descendre… si dans la journée c’est encore agréable, dans les 24-25 degrés, l’hiver se fait surtout sentir la nuit (la température descend jusqu'à 12 degrés… retour de la couverture en poil de chien sur le lit !) et dans l’eau. De juin à août, on est arrivés petit a petit aux 22 degrés.
Je peux vous assurer que lorsque l’on plonge pratiquement tous les jours et que l’on veut rester entre 50 et 60 minutes sous l’eau, c’est froid… très très froid.
Alors on prend des précautions. Cf. photo ci-dessous pour la collection automne-hiver.

Tres tres seyant... mais tres tres recommande!
Ceci dit, l’avantage par rapport à Paris c’est que ça ne dure pas trop trop longtemps (un peu trop longtemps à mon goût cependant !)… on est mi-novembre et c’est terminé. La température en ce moment est de 37 degrés à midi ! Adieu la grosse combi… retour des petits hauts un peu plus fashion.

 

La faune en hiver.

Bon ok, l’eau est plus froide et les plongées sont un peu moins confortables mais sortir en mer vaut quand même la peine… cette année fut magique.

Photos à l’appui…

Les baleines sont passées en nombre. Comment raconter l’émotion de la première fois où j’ai pu regarder des baleines à bosses d’une 15aine de mètres évoluer à 10 mètres a peine du bateau et rester avec nous une bonne dizaine de minutes…. Il y en avait trois. Elles étaient tout près.. Et j’en avais les larmes aux yeux.

Encore mieux… au cours d’une plongée sur le reef sur lequel nous plongeons le plus, une de ces petites bêtes est passée au-dessus de nos têtes. Elle n’est pas restée longtemps mais s’est avancée tout doucement, a baissé une énorme tête, a donné un bon coup de queue et a disparu dans le bleu ! Inoubliable.

Et puis, nous avons aussi eu droit à un festival de dauphins...
de raies mobula…
de raies manta...

Bref, il fait froid, mais ça vaut le coup.

 

De la combi au tablier…

Et voilà, puisque ma nouvelle vie en tant que plongeuse ne me suffisait plus et que j’en avais marre de ma grosse combinaison de plongée pas sexy, j’ai décidé de mettre la combi au placard et de la troquer contre un tablier de cuisine.
Le 1er septembre j’ai repris la gestion d’une petite guest-house à Vilankulo : le Zombie Cucumber.
Les propriétaires ayant décidé de rentrer pour quelques mois en Angleterre, j’en prends la tête ! C’est tout petit (4 bungalows pour 2 personnes et un dortoir pouvant abriter 9 personnes), super joliment agencé autour d’un très joli jardin avec piscine.
Le principe est un peu celui d’une maison d’hôtes en France : on propose des petits déjeuners et le soir, tout le monde dîne à la même table en ayant choisi parmi les 2 ou 3 plats proposés chaque jour.
Je tiens les comptes, je gère l’ensemble et je fais la cuisine… Si vous voulez m’envoyer votre best of en matière de recettes, je suis preneuse !

 

Nouvelle maison… nouvelle famille !

Avec la guest house, nous avons du déménager pour habiter sur les lieux.
Jolie petite maison, nettement plus confortable que la précédente… manque la vue sur la mer ! Mais la plage est à deux pas… et je m’y rends assez souvent pour promener les chiens.
CHIENSSSSSSS.
Eh oui… en plus de notre magnifique husky, nous avions déjà récupéré au centre de plongée un chien en mal de famille, Villain… et il y en a deux de plus à Zombie.
4 chiens donc, qui cohabitent dans la joie et la bonne humeur avec le chat que nous avions récupéré pour faire la chasse aux rats au centre de plongée.
Et voici Huxley (le husky), Fred (le petit noir), Villain (le petit brun), Molly (la princesse des lieux)...
et Piou Piou/Zoltane… la nouvelle famille.

 

Terrain… enfin !

Et dans la série « on s’embourgeoise » nous sommes enfin, après 14 mois de procédure, les heureux propriétaires d’un sublime terrain sur la plage.

L’objectif est d’y implanter le centre de plongée et d’y faire une maison pour nous.

14 mois de procédure ? Eh oui… acheter au Mozambique et à un cow boy sud africain, ça fait deux bonnes raisons d’être très très prudents.

Je vous passe le nombre d’histoires que nous avons entendu à propos de personnes qui avaient acheté un terrain déjà vendu 3 fois ou non constructible, ou non vendable car il s’agit d’un site archéologique… Si je vous dis qu’il a fallu 4 mois au « propriétaire » pour nous montrer l’équivalent d’un titre de propriété, vous comprenez mieux pourquoi nous avons décidé d’être ultra prudents. Et si j’ajoute que le terrain lorsque nous l’avons vu la première fois faisait un L, que lorsque nous avons vérifié a la mairie, il avait perdu le petit bout du L, que le vendeur nous annonçait 3500 m2, que la mairie nous fait signer un papier comme quoi il fait 1000m2 et que après remesure avec la mairie il fait 4000 m2 ? Et voila… c’est l’aventure au Mozambique !

(vu de la plage)
(vu de la rue)

(vue imprenable sur l'archipel!)
Au final, tous les papiers sont en règle et le terrain fait bien 4000 m2… mais les voisins sont déjà en train de construire une cahute dessus… maintenant, on est repartis pour quelques mois de tracasseries administratives pour sortir la cahute de notre terrain ! A l’heure où je publie cet article, les choses se sont compliquées et il semblerait que nous soyons en train de nous faire couper une partie du terrain pas la Mairie. On va devoir se battre !

 

Elections ici et la.

On est en pleine période électorale ici. Ce sont les municipales…
Deux partis en lice : le FRELIMO, le parti du gouvernement, qui a fait la guerre d’indépendance et la RENAMO qui s’est opposée au FRELIMO pendant la guerre civile. Le premier est (était) communiste et soutenu par les Russes et les Chinois ; le deuxième, soutenu par les Sud-Africains, les Etats-Unis et tout le tintouin.
Difficile de comprendre les différences idéologiques qui les séparent aujourd’hui, la Frelimo, toute communiste qu’elle était, ayant ouvert le pays aux capitaux étrangers, à la libre entreprise etc. A priori, d’après ce que je comprends, il s’agit plus d’une lutte de générations. La Frelimo étant soutenue par toutes les personnes qui ont encore en mémoire les années de lutte contre les portugais ; la Renamo plutôt soutenue par des plus jeunes, qui en ont assez d’être gouvernés par des gens qui pensent plus à s’en mettre plein les poches qu’a développer le pays. Un peu sommaire tout ça… désolée mais mon niveau de portugais ne me permet pas encore de lire les journaux et de vous donner une analyse un peu plus précise de la situation. Ici à Vilankulo, la partie est gagnée d’avance par le maire – M. Suleimane – qui dirige la ville depuis 8 ans. Il est soutenu par le Frelimo. Le représentant de la Renamo semble n’avoir aucune chance.
(le super marche qui appartient au maire!)

Pas d’instituts de sondages ici… le mètre de mesure ce sont le nombre de voitures qui se promènent en ville couvertes d’autocollants a l’effigie de l’un ou l’autre candidat, de l’un ou l’autre partie et le nombre de voitures qui constituent les convois qui sillonnent la ville a grands renforts de cris et de klaxon.
Plus on en a plus on a de chances de gagner !
(le taxi local)

Par sabrina
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Vendredi 23 mai 2008

3 semaines à Paris : courir, manger et … repartir avec 5 kg de plus et une frustration énorme : celle de ne pas avoir pu voir ou pi parler avec la plupart d’entre vous…

Mais 3 semaines c’est très court, surtout quand c’est entrecoupé de 4 jours à Milan pour voir ma grand-mère centenaire et que l’on en profite pour voir à peu près tout le corps médical français !

Donc, encore une fois, à tous ceux que je n’ai pas eu le temps de voir ou d’appeler, toutes mes excuses… En revanche, à tous ceux avec qui j’ai eu le bonheur de passer un peu de temps, merci pour les sublimes plateaux de fromage, le bon pain, le bon vin, le champagne rosé, le foie gras… mes hanches s’en souviennent mais mon palais aussi… et ça c’est le plus important !


Ca y est, je suis instructeur de plongée !

Apres un stage de 15 jours dans cette charmante ville qu’est Johannesburg, à plonger en piscine et en lac, à passer le reste du temps dans une salle de classe surchauffée (pendant qu’il neige à Paris il fait 35 degrés à Jo’burg) et à bosser entre 12 et 15h par jour, j’ai décroché mon diplôme… je me ferai un plaisir de vous enseigner les joies de la plongée… rassurez-vous, je m’entraîne déjà sur d’autres personnes. J’ai certifié mon premier élève le 18 avril et je dois avouer que c’est assez gratifiant de se dire qu’un plongeur formé par moi (et bien formé, je vous prie de le croire) est lâché dans la nature !

 

Retour à Vilankulo… bonnes et mauvaises surprises !

Au chapitre des bonnes nouvelles : c’est toujours aussi beau, c’est toujours aussi sauvage, il n’y a pas eu de cyclone cette année donc nous avons tout retrouvé en bon état et à sa place…
Au chapitre des mauvaises nouvelles :
-nos amis du département des finances ont fait un audit général des livres de compte de 2006 de toutes les entreprises de la ville… certaines personnes se sont retrouvées avec des amendes colossales à payer pour des broutilles. Ils ont évidemment regardé ceux de notre compagnie aussi… pour l’instant pas de problèmes mais on serre les fesses quand même… ces gens là ont la réputation d’être assez vicieux.

- Nos autres amis du département de la marine ont décidé de promulguer une nouvelle loi pour réglementer la plongée loisir au Mozambique. Autant dire que, élaboré par des personnes qui n’ont probablement jamais mis la tête sous l’eau et, a priori sans consulter les professionnels, le texte de loi vaut son pesant d’or… un joli amalgame de textes de loi français, anglais et américains qui rend la pratique de la plongée assez compliquée. Nous serions par exemple obligés d’avoir, en permanence à bord du bateau ou au bord de la piscine, un médecin ou une infirmière. Si nous voulons plonger a plus de 40 mètres (ce qui de toutes façons n’arrive pas mais bon... pour l’anecdote ça vaut la peine) nous devons avoir une chambre de recompression à bord… si quelqu’un sait à quoi ça ressemble, à moins d’aller plonger avec un supertanker, c’est impossible ! ou mieux encore… dès que nous commençons un cours (qui de toutes façons correspond à des normes internationalement établies) nous devons aller soumettre le programme du cours, plus le nom de l’élève, plus son certificat médical etc. au département de la marine… qui doit ensuite s’assurer que l’élève a bien effectué son entraînement… pas facile quand on sait que ces fonctionnaires ne savent même pas comment on se sert d’un détendeur (pour les non plongeurs, le machin relié a la bouteille qui permet de respirer sous l’eau) ! bref, pour l’instant on s’organise pour contester ce texte de loi et on se rassure en se disant que, comme on est en Afrique, avant qu’ils se décident à tout mettre en place, des années vont passer ! ceci dit, en attendant, ça leur donne de bonnes excuses pour nous coller des PV.


Raccompagnement à la frontière, version Mozambique
Ici aussi on ne rigole pas avec les sans-papiers..
Le « problème » ce sont les immigrés clandestins « zim » (zimbabweiens).
Vilanculos n’est qu’à une journée de route de la frontière zim et visiblement, attire nombre de pauvres types qui cherchent à faire un peu d’argent pour aider leurs familles restées la bas… et d’après ce que l’on nous raconte, la situation est loin d’être drôle, en tout cas pour ceux qui n’ont pas les moyens de se procurer des dollars pour acheter de quoi subsister au marche noir. Pas de pain, pas de viande, pas de bières (pour certains c’est un drame), pas de fuel…
Bref tous ces gens arrivent et, leur niveau d’éducation étant largement supérieur à celui des mozambicains (ils parlent un anglais parfait, savent compter et on un peu plus d’esprit d’initiative et d’entreprise que les moz) ils piquent pas mal de boulot aux locaux. Certains réussissent à obtenir des papiers assez vite, pour les autres c’est la galère.
Bref, fin mars, la police a fait une jolie descente a Vilanculos et a ramassé plus de 250 zim qu’elle a chargé sur des bus et raccompagné, dans la journée, à la frontière, sans autre forme de procès…
N’ébruitez pas ça en France… ça pourrait donner des idées a certains !


Un week-end boueux !
On a un 4/4 mais on s’embourbe quand même.
Nous avons profité de la visite de 4 amis de Denis (Violaine, Greg, Fabien et Jacky) pour aller passer une journée sur une plage sublime à 70km au nord de Vilankulo, à Inhassoro. Balade sur la plage, super barbecue…

nous quittons ce paradis en fin d’après-midi et décidons de passer par la route arrière, par la mangrove… petit détail, nous avons oublié que quand la mer monte, la mangrove est très très mouillée… Apres une petite demi-heure de route, Greg s’embourbe avec son super 4x4 de location flambant neuf. Une bonne heure après nous sommes couverts de boue mais nous avons réussi à nous sortir de ce mauvais pas. Nous reprenons la route… 2 minutes après, c’est notre super Landcruiser qui s’enfonce. Nous n’avons pas ménagé nos efforts (tout le monde est couvert de boue et Fabien a détruit son pantalon) mais, la nuit tombant, nous avons du abandonner… La voiture est restée dans son tas de boue et nous sommes partis à la recherche d’un endroit pour dormir. Nous arrivons au BD Lodge… c’est fermé mais heureusement, la propriétaire est là… elle nous ouvre un super chalet pour 6 personnes. Dîner frugal… il nous restait bières, pastis et saucisson du déjeuner et le lendemain matin nous voilà repartis avec la propriétaire et 6 de ses gars. Il leur a fallu une heure et demie pour nous sortir de là mais nous avons pu reprendre la route (par la plage cette fois) sans plus de dommages que de la boue partout.

Cortège présidentiel.
On est dimanche, il fait beau… on est avec des amis, sur la route d’un super restau en bord de plage (Samara). Quand tout d’un coup, des sirènes se font entendre et s’approchent rapidement… une moto de la police suivie de quelques voitures… Denis ne réagit pas tout de suite mais un de nos amis dans la voiture lui enjoint de se rabattre très très vite et de se ranger sur le bas-côté… Que se passe-t-il ? Nous venons de bloquer la route (quelques secondes) à un cortège présidentiel (soit celui du Président du Mozambique, soit celui du gouverneur de la Province… on a même entendu parler du Prince du Danemark, en visite à Vilanculos et qui, pour l’anecdote, raffolerait du curry de crabe local !) et ceci représente un crime de lèse-majesté… on apprend ainsi que, pour ne pas s’être rabattus tout de suite, nous risquons de finir en prison ! Quelques mètres après, nous nous faisons arrêter par le motard qui nous passe un savon mémorable… nous avons été bien sages, nous sommes bien excusés et avons pu enfin atteindre notre restau !
Quand on parle de privilèges…
Et encore… on nous a raconte que, au Zimbabwe, si on a le malheur de se trouver sur la route au moment du passage du Président, ce n’est pas la prison que l’on risque… tout simplement d’être tués par les motards qui l’escortent…

Un peu de confort… enfin !

Ca y est… on a l’eau chaude !
Le principe : prendre une vieille bombonne de gaz et la faire trouer par un mécanicien afin que l’eau puisse arriver à l’intérieur et en ressortir pour alimenter la douche. Connecter plein de tuyaux (une semaine de travail pour Denis) et allumer tous les soirs un feu dessous… et, miracle… l’eau chaude arrive… et c’est le bonheur parfait. Nous avons toujours une des plus jolies douches du monde et en plus on peut en profiter même en hiver ! Quand il y a beaucoup de vent ça reste assez moyen mais au moins nous n’avons plus besoin de nous trimballer dans toute la ville avec nos serviettes, savons et shampoings pour avoir de l’eau chaude.

Et pour finir, quelques images en vrac…

Une plongée mémorable sur Sao Sebastian… un banc de 36 raies Mobula ! (merci Jean-Louis pour la photo !)


Mon super nouveau t-shirt… tellement adapté à ma vie ici ! (merci Vali !)


Jean-Louis et Séraphine, deux plongeurs qui ont plongé avec nous pendant 5 jours et dont nous avons conclu le séjour par un petit dîner agréable !

 

 

Par sabrina
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Vendredi 23 mai 2008

3 weeks in Paris in March : running, eating and… leaving with 5 more kilos and a huge frustration : not having been able to see or talk to many of you….

But 3 weeks are a very short time, even more when you decide to spend one week in Italy to visit your grand-mother and try to see as many doctors as possible.

Once again, all my apologies to all those I haven’t been able to see… and to those whom I had a chance to spend some time with, thanks again for the lovely cheese platters, the good wine bottles, the amazing bread, the foie gras, the champagne rose… my hips will not forget.. but my mouth as well (which is the most important!)

 

Latest news from Moz…

 

I finally joined the nice crew of the dive instructors !

After a 15 days course in charming Johannesburg, diving in swimming pools and lakes and spending the rest of the time in a super hot class-room and studying 12 to 15 hours a day, I became an Open Water Scuba Instructor… for those of you who are not already divers, I’ll be more than pleased to introduce you to the joys of diving… don’t freak out… I’m already training on other people! I certified my first diver on April the 18th… and I must say that it’s quite rewarding to see a diver, trained by me (and well trained!!!!), joining this community! 

 

Back to Vilanculos… good and bad news!

Good news : it’s always as beautiful and wild, no cyclone this year so everything was there and not ruined when we came back (such a relief !),,

Bad news :

-         Our best friends from the finance department did a huge audit of all the books of 2006… and of course they’ve been through ours as well… some people ended up paying massive fines for nothing… for us, so far so good… but we still cross our fingers as these guys have the reputation of being quite vicious !

-         Our other friends from the maritime department just decided to vote a new law for the “leisure diving business. Written by people who never put their heads under water and, apparently, without asking any professionals advices, some articles are pure gems! A nice piling up of French, English and American laws that make diving quite complicated in Mozambique… For example : we should have a nurse or a doctor by the swimming pool or on the boat every time we do a course or go out… If we dive deeper than 40 metres (which does not happen in any case) we have to have a recompression chamber on the boat (don’t know how you can do that if you’re not diving from a super tanker!)… and also, every time we start a course, we should submit to the maritime department the name of everyone of our students, their medical certificate and the program of the course + at the end of the course, they have to check that they were nicely trained!!!! Coming from people who don’t even know how a regulator works, that’s quite funny… we’ll see how all this ends… for the moment we’ll try not to get a fine because we don’t have a doctor on board every time we go out!

 

Fighting illegal immigration – Moz version…

As in Europe, here as well they don’t really like people who don’t have their papers…

The “problem” here are the “zim” (as per Zimbabweans) illegal workers.

Vilanculos is only 1 day away from the Zim border and apparently, attracts many people who try to come here and make some money to help their families who cannot find anything in Zim if they don’t have US Dollars to buy food (no bread, no meat, no beer, no fuel…).

These people arrive here and, because their level of education is far above the Mozambican one (they speak a very good english, know some maths and have a better « entrepreneurial » spirit) they kind of steal their jobs to the locals.

Some of them manage to get legal papers quite quickly… for the other ones it’s not that easy.

To make a long story short, end of March, the Mozambican Immigration Department (imigracao…) came down to Vilanculos, “collected” more than 250 zim guys and off they went, back to the border, without any question or trial… In France this might give ideas to some…

 

A muddy week-end !

We have a 4x4 but we still get stuck…

Beginning of April, 4 friends of Denis came to visit us for one week. We decided to spend a day on the beautiful beaches of Inhassoro (70 ks north of Vilanculos). Awesome ride on the beach, superb BBQ… late afternoon, we decide to come back to Vilanculos by the back-road, that goes through the mangrove… but we forgot to take into consideration the fact that, as the tide was going up, the mangrove would get very wet! And, indeed, it got very wet. After a 30 minutes drive, Greg’s brand new 4x4 got stuck. It took us one hour and a lot of digging in the mud but we managed to get out of there… and 2 minutes later, it was the turn of our beautiful Landcruiser to get completely stuck. We started digging again but, as the night was falling, we decided to leave the car there and make our way to a lodge for the night. Arrived at BD lodge a long long time after (was not easy to find our way in the dark!).. it was closed… but the lovely owner opened a very nice chalet for us. Thanks to what was left from the BBQ (Pernod, beers and salami) we managed to get some dinner and the morning after, the owner of the lodge came with us, with 6 of her guys and lots of shovels and wood planks, to help us. It took them one hour and a half… and they got us out from that situation with no more damages than mud everywhere. We finally got back to Vilanculos, but driving on the beach…

 

Presidential motorcade.

We’re on Sunday.. it’s a beautiful day and with 2 friends we decide to go and have lunch in a very restaurant on the beach (Samara). All of a sudden we here loud sirens approaching… a police bike followed by a few cars… Denis doesn’t realise as quick as he should what’s happening and our friends start shouting in the car : “ get away, stop on the side of the road, quick quick….”. And the motorcade goes… What happened? We just obstructed (for a few seconds) the way to a presidential motorcade (either the Mozambican President or the President of the Province.. we also heard about the Prince of Denmark who, by the way, apparently loves the local crab curry…) and this is a major crime. We now know that for this, we can go to prison! And of course, a few minutes later, we got stopped by the policeman on his motorbike who started shouting at us and threatening us. Denis’s not been too French for once and didn’t argue… he apologised many many times and our Sunday was saved! Ever heard about privilege?... and this is nothing compared to what happens in Zimbabwe. Who knows if this is true but we heard that, in Zim, if you happen to obstruct the road when the President is on his way, the risk is not going to jail… simply to be shot by one of the escort guards…

 

A little bit of comfort…

Might seem funny to you but we finally have hot water for our shower!

How does this work… here we call it a donkey ! take an old gas bottle, give it to a mechanic who’s going to drill holes inside and put pipes to bring the water in and carry it out. Then, set up everything (poor Denis, it took him one week to finish the work) and, every evening, light up a nice fire under the donkey… and hot water comes!

We still have one of the most beautiful showers in the world and now we can also enjoy it in winter. When there’s a lot of wind it’s not very comfortable but at least we don’t have to derive around town every evening with towels, soap and shampoos and beg for hot water everywhere!

 

And as a conclusion, a few pictures….

 

An awesome dive on Cabo Sao Sebastian… with a formation of 36 devil rays swimming to us (thanks to Jean-Louis for the picture).

 

My superb new t-shirt, so adapted to my life here (it says “life is beautiful” – thanks to Vali for this lovely present).

 

Jean-Louis and Séraphine, two divers who’ve been diving with us for 5 days and with whom we had a lovely farewell dinner!

 

Par sabrina - Publié dans : English Version
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Dimanche 13 janvier 2008
C’est la saison des vœux, donc on y va…. Bonne année à tous !
Nous venons de vivre notre première saison « sud-africaine ».  Ça a été assez délirant pendant quelques jours…. Nous avons eu l’impression que toute l’Afrique du Sud s’était déversée au Mozambique pour une semaine…. Ils voulaient tous plonger ! résultat, nous avons pas mal travaille et finalement fait rentrer un peu d’argent ! si un des boudins de notre super zodiac n’avait pas explose au cours d’une sortie cela aurait été encore mieux, mais au moins nous avons offert un peu d’aventure a nos clients !
Bref, comme il y a deux ans en Asie, j’ai adore mes fêtes de fin d’année sous les tropiques (désolée pour ma famille….), loin de la frénésie des achats et des vœux des gouvernants  (au fait, c’était comment l’allocution de Sarkozy ? il parait que maintenant il couche avec Carla Bruni ???? c’est a peu près tout ce que je sais de l’actualité française.. désolée… vu d’ici c’est assez drôle et… pathétique !)
 
Avant de commencer avec les news d’ici une nouvelle : je serai a Paris du 4 au 25 mars. Au programme : coiffeur, manucure, pédicure et vous voir ! un peu de cinéma et si quelqu’un a quelques spectacles, opéras, pièces, ballets, restaus et bars a me conseiller, je prends !
 
Ensuite, je vous prie de bien vouloir m’excuser par avance pour les fautes d’orthographe mais j’ai renverse un peu de bière sur mon ordinateur et ai du coup perdu l’usage d’un certain nombre de lettres fondamentales : a, x, z, etc.
J’ai récupéré un clavier américain mails n’y a ni accents ni cédilles !!!!
 
Enfin, quelques brèves du Mozambique, encore….
 
Bêtes sauvages – deuxième épisode
Beaucoup moins présentes dans les catalogues des tour operators, ce sont celles qui font partie de notre quotidien en Afrique.
Au cours de ces dernières semaines, nous avons eu plusieurs visites fort sympathiques :

- Scorpions, de différentes tailles : le premier, de taille considérable, se trouvait tranquillement au milieu de notre « living room »… failli mettre le pieds dessus. Les deux autres, plus petits, dans les combinaisons que nous fournissons gracieusement a nos clients. Personne ne s’est fait mal… et aujourd’hui ces 3 jolies bêtes vivent dans des bocaux et se nourrissent allègrement des tics que nous trouvons dans les poils de notre chien !

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- 3 beaux serpents : un a cote de la piscine ; un tranquillement pose sur une stab que nous étions en train de dépecer (pour les non plongeurs, une stab c’est le gilet que l’on met pour plonger et auquel on accroche la bouteille), et le dernier, encore une fois au milieu du salon, sous les pieds de Denis, en fait. Nous n’avons pas encore réussi a identifier l’espèce mais je vous rassure, ce n’étaient ni des cobras, ni des boas… je suis restée assez stoïque !

- J’ai été, en revanche, beaucoup moins courageuse, lorsque j’ai découvert les 5 souris qui avaient pris demeure dans notre chambre ! a leur vue, je me suis enfuie en criant, telle une vieille fille dans un dessin anime !nous nous sommes aperçus que des rongeurs traînaient dans le coin parce que nos tomates, pommes de terre, pain et autres victuailles étaient régulièrement attaquées. Nos investigations, nous ont ammenes a regarder du cote de la grande table qui est dans notre chambre-bureau-cuisine, derrière laquelle nous avions stocke un matelas en mousse. Un matin, je décide de le déplacer pour faire un grand ménage… bien m’en a pris ! le matelas était troue de partout, il y avait des morceaux de mousse partout et, au milieu de ce bazar… toute la famille souris ! nous en avons capture une et l’avons relâchée dans la nature (mais très loin de chez nous), nous en avons retrouve une morte dans le sac a dos de Denis, les autres ???? il y en a encore une qui court parfois la nuit dans la chambre mais ces excursions s’espacent ! pourvu qu’elle trouve un nouveau toit ailleurs !
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- Dernière trouvaille, une magnifique araignée… apparemment pas dangereuse mais je ne me suis pas trop approchée… je commence a m’habituer a ces petites surprises africaines mais je reste méfiante !
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- Et puis hier, je me suis fait mordre un doigt par une murène que je titillais un peu trop… rien de grave mais ça m’apprendra a jouer avec ces bestioles !!!
 
Métiers collatéraux : que fait-on quand on ne plonge pas ?
Nous jouissons d’une excellente réputation aux alentours et du coup, de très nombreuses personnes n’hésitent pas a nous solliciter pour plein d’autres choses que la plongée…
- nous sommes des ambulanciers : une de nos grandes spécialités est devenue l’accompagnement de nos clients ou de nos voisins a l’hôpital. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit (on a quand même eu droit a un coup de fil a 2h17 du matin pour accompagner le père d’une des employées de la guest house d’a cote) on vient nous demander d’emmener quelqu’un a l’hôpital… « je crois que j’ai la malaria… », « m6n fils s’est plante une écharde dans le pieds… », une fille qui a glisse en sautant sur le bateau et qui croyait s’être cassée le coxis, etc… l’avantage de tout ça c’est que du coup, je connais tout le personnel de l’hôpital qui me fait de grands salamaleks quand j’arrive !
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- nous sommes une banque : eh oui… nous on est blancs donc on est riches….. donc on peut prêter plein d’argent a plein de monde. Nous avons commence a le faire avec notre staff sous forme d’avances sur salaire mais ensuite, nous avons vu débarquer tous les gens qui bossent dans la guest house d’a cote… nous avons coupe court assez vite sous peine de faire faillite.
- Nous sommes une boutique de fringues : nous avons fait fabriquer des t-shirts pour le centre que nous avons donne a notre staff et que nous vendons aux clients…. Et toute la ville veut des t-shirts ! toute la journée c’est un défile de « my friend, you give me a t-shirt »…
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- Et nous sommes une station météo ! nous consultons très régulièrement un certain nombre de sites qui nous permettent d’essayer d’évaluer les conditions auxquelles nous allons faire face en mer. Va savoir comment cela c’est su en ville mais nous avons assez souvent des gens qui débarquent chez nous pour savoir quel temps il fera demain, dans deux jours ou pour leurs prochaines vacances… super… d’autant qu’ils choisissent en général de débarquer au moment ou nous nous installons pour le déjeuner ou le dîner!
 
Les sud-afs en vacances…
Visiblement entre noël et le jour de l’an c’est un véritable exode vers le Mozambique et ses plages de rêve (il parait que certains ont fait 12h de queue a la frontière)..
Nous avons eu de la chance, tous ceux a qui nous avons eu * faire étaient plutôt normaux et sympathiques. En revanche ils ont une réputation horrible, assez méritée….
Au risque de faire de grosses generalites, quelques exemples :
- le sud-af ne part pas en vacances sans emmener absolument tout avec lui : de la bouffe et de la bière pour 15 jours dans des immenses glacières, son générateur, son bateau, tout son matériel de plongée y compris les bouteilles et les plombs, tout son matériel de pêche, son kayak, sa tente… résultat des courses il ne dépense pas un centime ici et encombre considérablement les routes avec son 4x4 surcharges auquel est très souvent accrochee une impressionnante remorque.
- Le sud-af moyen est extrêmement bruyant… forcement… il commence a boire de la bière a 7h du matin… autant vous dire qu’a partir de midi, le volume des conversations monte considérablement.
- Le sud-af est très généreux et gentil (et dans son pays super accueillant) et s’attend a la même generosite de la part des autres : 3 fois on nous a demande de fournir gracieusement les points GPS des sites sur lesquels nous plongeons (ils veulent tout faire tout seuls mais ils ne savent pas où aller…). Que cela soit notre outil de travail et la source de nos revenus ne leur a même pas traverse la tête… Ou alors, quand ils nous demandent de remplir leurs bouteilles (chose que nous acceptons de faire moyennant finances) si nous pouvons leur faire des reducs quand leurs bouteilles sont encore a moitie pleines… mais pourquoi pas !
 
Restaurant ***
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Sur la plage, on nous propose assez souvent d’acheter quelques mets succulents : crevettes, gambas, moules, palourdes et crabes…. Ceux-ci étaient de la plus belle espèce... mais pour pouvoir les déguster, nous avons du improviser et faire avec les moyens du bord !
 
Ca ressemble a quoi Vilanculos ?
Grâce a la visite de mes parents, j’ai enfin recupere quelques photos de la ville…
Voici un aperçu.
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le boucher du samedi

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le marche

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les rues de la ville

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habitations

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nous en plein stress

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papa et maman... merci pour votre visite!

Prochains récits, de vive voix, lors de mon retour…
 
 
 
Par sabrina
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Dimanche 13 janvier 2008
It’s the season so let’s go… happy new year to all of you.
We’ve just gone through our first “South-African” season. It’s been quite hectic for a few days… just had the impression that all of South-Africa had run to Mozambique for one week… as they all wanted to dive we’ve been working quite a lot and finally put some money into our bank account. If only one of the tubes of our rubber duck hadn’t decided to break during one of our trips it would have been even better… but at least some of our customers had quite an adventurous day!
As 2 years ago when I was in Asia, I really enjoyed my Christmas and new year in the tropics (apologies to my family), far away from the shopping hysteria and the vows of our politicians (by the way, how was Sarkozy’s speech? I heard that he is shagging Carla Bruni ??? seen from here it’s quite funny and definitely pathetic…)
 
Before starting with the Mozambican stories, one news : I’ll be back in Paris from March the 4th to March the 25th.  My schedule : hair-dresser, manicure, pedicure and seeing as many of you as I can… plus some movies and if anyone knows about something nice to book at the theatre, at the opera or about new restaurants and bars, let me know…
 
And here are some new short stories about our life here... again!
 
Wild animals, #2
Not as present in the holidays catalogues as the other ones, they are the ones that are part of our everyday life.
During the last month, we had very nice visits at our place:
- scorpions : we found 3 of different sizes. The first one and the biggest was nicely standing in the middle of our “living room”. I almost walked on it…. The other 2, smaller, we found in the wet-suits we provide to our divers... no one got hurt and, as per today, those 3 very nice animals make their life in some pots and we feed them with some of the tics we find in the hair of our dog.
 3 very nice snakes : one next to the swimming pool, one sleeping in a BCD we were disintegrating to get spare parts and the last one, again, in the middle of our living room, right under Denis’ foot… We still don’t know exactly what they were but for sure no cobra or boa… I’ve been very brave !
- I’ve been far less brave when I found the 5 mice that decided to live in our bedroom… when I discovered them I ran away screaming as an old lady in a cartoon ! what happened is that we started noticing that so me of our supplies (bread, potato, fruit…) where getting eaten at nigh by some rodent. Our investigation brought us to look behind a foam mattress that we were storing behind our desk. One morning, I decide to remove it in order to do a big cleaning… very good idea! The mattress was full of holed, there was foam everywhere and all the mouse family standing in the middle of this mess. Denis managed to catch a baby one that we released in the countryside, very far away from our place. The other ones??? No idea... one is apparently still hanging around and gives us terrible headaches at night running everywhere but she’s visiting less often at present. I sincerely hope she will find another home very soon….
- Last but not least, we recently found a huge spider… beautiful and apparently harmless… I am starting to getting used to this kind of African surprises, but I remain cautious…
- And yesterday I got bitten by a nasty moray eel… she didn’t really appreciate my playing with her!!!
 
Collateral business : what do we do when we’re not diving ?
We have a very good reputation in the surroundings which means that many people come along and ask for our help for many things but diving…
we are ambulance drivers : one of our specialties is now to drive our customers our neighbours to the hospital. At any time of the day or night… the best has been a phone call at 2.17 am from one of our staff who asked us to drive his girlfriend’s father to the hospital… “I think I have malaria...”, “I’m worrying about my son’s foot….”, one of our customers who fell while jumping on the boat and thought she has broke her back (but she could still walk…), etc… The net take out for me is that, as a result, I know all the guys working at the hospital… never know… might be helpful one day!
- We are a bank: this is it.. we are white so we have money… therefore we can lend money to everyone. We started doing it with our staff (we can take it out from their wages so this is not a big deal) but after that we started having anyone coming at our place and asking for loans… we’ve learnt how to say no quite quickly otherwise we would be broke.
- We’re an outfit shop! We had very nice t-shirts made for ourselves, our staff and to sell to the divers. One day after the first one was on our skipper’s shoulders, it’s been a continuous “Hey, my friend, give me a t-shirt…” anywhere in town!
- And we’re a weather forecast station… Everyone seems to know that we very regularly check the weather on the internet in order to know if we can go out and with which boat. Which means that anyone comes at our place in order to know what’s the weather will be like tomorrow, the day after tomorrow or for their next holidays! And generally this happens while we’re having lunch or dinner… I love it…
 
South-Africans on holidays
Apparently in between Christmas and New Year’s it’s an absolute rush to Mozambique and its beautiful beaches (they say that some people queue for 12 hours at the border)!
We’ve been lucky, all the South-Africans we’ve been dealing with were pretty normal and very nice people. Nevertheless they have quite a bad reputation, apparently quite justified.
I know the following will sound like a big generality, but here are a few examples :
- A South-African doesn’t leave for holidays without bringing absolutely all his house with him : food for 15 days in massive cooler boxes, his own generator, his boat, his dive gear including cylinders and weights, his fishing stuff, his kayak, his tent, etc. as a result, he doesn’t spend a penny in the country and creates incredible traffic jams with his overloaded 4x4 and trailer.
- South-Africans are quite noisy… of course, when you think they start drinking beer at 7am… you can imagine how loud they speak at 12 !
- South-Africans are quite generous and nice (in their country they are very welcoming) and expect everyone else to be as they are… 3 times we’ve been asked if we could provide the GPS points of our dive sites… I don’t think they took into consideration one second that those points are part of our business and therefore of our revenues! And also, if they come and ask us to refill dive tanks for them, they look quite surprised if we do not do them a discount because some of the tanks are only half empty….
 
Restaurant ***
It often happens that some fisherman stops us on the beach and offers us some nice seafood : crabs, mussels, clams, etc. We recently bought 2 beautiful crabs… but in irder to be able to eat them we had to find very “local” solutions!
 
What’s Vilankulo like?
Thanks to my parents who came to visit us for 1 month, I finally have some pictures of the place I live…
Here are a few pictures….
Life looks really difficult here!
 
 
Hope I will be able to tell more stories when I’ll see you the next time…
 
 
Par sabrina
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Jeudi 22 novembre 2007
1) bêtes sauvages
Ça y est… on a un chien… et pas n’importe lequel !
Il s’appelle Huxley. C’est un bon gros husky. Joue beaucoup, garde peu la maison (en fait il s’enfuit assez régulièrement pour rendre visite à ses copains à l’autre bout de la ville), a déjà tué un canard et une poule chez nos voisins et est très capricieux sur la nourriture (monsieur n’aime que la saucisse fraîche, préparée par Denis). Mais on l’adore !
D’autres animaux vivent en Afrique. Nous avons pu en admirer quelques uns au cours de 2 très (trop) courtes visites dans le Kruger Park. Nous n’avons toujours pas le temps de faire du tourisme ! mine de rien, en Afrique, on bosse !!!
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2) DIRE
Pour obtenir ce petit carnet qui nous permet enfin de ne plus sortir du pays tous les 4 matins pour renouveler nos visas il a fallu 4 mois, une somme d’argent considérable (entre taxes et honoraires pour la personne qui a suivi le dossier pour nous) et une visite mémorable au bureau de l’immigration à Maxixe.
Où l’on apprend qu’il faut des photos d’identité plus petites que la moyenne, sans taches dans le fond… Où l’on apprend que quand on remplit un formulaire il ne faut faire aucune rature et surtout, surtout, utiliser toujours le même stylo (pas possible d’avoir une partie en noir et une partie en bleu)… Où l’on apprend que les informations les plus importantes nous concernant sont les noms de nos parents… Où l’on apprend enfin que si on peut refaire la queue 4 fois avant d’avoir un OK sur le formulaire c’est mieux que une seule fois… bienvenus au Mozambique !
 
 
3) Obtenir un colis à la poste (ou tout simplement son courrier)
Déjà, la poste de Vilankulo vaut le détour. Imaginez une pièce immense avec un comptoir. Derrière ce comptoir, une toute petite table en bois et une petite armoire en fer.
Parfois le courrier arrive jusqu’à nous, par des biais obscurs…. Quelqu’un de la guest house d’à côté va chercher son courrier et on lui donne le notre avec ! ceci dit, c’est plutôt sympa et convivial. Si ça n’arrive pas comme ça, il suffit de passer de temps au temps au bureau de poste et vérifier ce qui s’y cache. L’armoire en fer s’ouvre alors, un tas de courrier en sort et notre facteur local regarde les enveloppes une par une avant de sortir celles qui nous concernent. Il est aussi très utile de fouiller un peu dans une boîte en carton qui se trouve sur le comptoir, où s’amassent enveloppes et cartes postales parfois datées de 2006 ! j’y ai trouvé 2 cartes postales qui m’étaient destinées.
Bon à savoir : pour récupérer son courrier il faut payer… une somme variable entre 50 centimes d’euros et 1 euro…
Et pour les colis, ça se complique ! Tout colis doit être ouvert en présence de Monsieur le Douanier, dont le bureau se trouve en face de la poste. Il n’est pas toujours là donc parfois il faut passer plusieurs fois avant de pouvoir récupérer le colis. Ce haut représentant de l’Etat du Mozambique examine toutes les marchandises reçues et, le cas échéant, nous demande de payer taxes et droits de douane dessus. Et évidemment, on ne sait jamais trop sur quoi on va payer des taxes. Nourriture (en petites quantités), magazines et livres semblent être exemptés ; chaussures, t-shirts neufs et matériel Hi-Fi y sont soumis… Merci donc de ne m’envoyer aucune paire de chaussures Prada ou sacs Gucci… ça risque de me coûter très cher.
 
4) Réseau électrique
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Là c’est un peu moins anecdotique et drôle. La ville de Vilankulo, a-t-on appris, est répartie sur une grille. Au nord les riches. Au sud les riches. Au milieu les moyens et les pauvres et quelques riches… Nous on est au milieu ! Et a priori nous ne serons pas raccordés à l’électricité municipale pendant quelques années encore parce que nos voisins n’ayant pas les moyens de payer, les câbles n’arriveront pas jusqu’ici. Ou alors il faudrait que nous payions une somme pouvant aller jusqu’à 2000 ou 3000 Euros pour qu’ils tirent les câbles jusqu’à chez nous. Donc pour l’instant on tourne au générateur ou à la lampe de poche. Ceci dit ça pourrait changer. ENMO, l’entreprise qui avait en charge l’électricité de la ville a été « jetée hors de la ville » parce qu’elle ne remplissait pas son cahier des charges. Peut-être que sa remplaçante aura un peu plus à cœur le confort des moins riches de la ville. Et pour l’anecdote, quand je dis « jetée » c’est littéral. Il paraît qu’ils ont même essayé d’aller débrancher les générateurs qui fournissent l’électricité en pleine nuit (je crois que ça s’appelle du sabotage) et se sont trouvés devant un joli barrage de flics qui les ont gentiment accompagnés hors des limites de la ville.
 
5) Conduire dans Maputo… Sarkozy fait des émules !
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Dans une ville où le trafic est totalement chaotique un flic se cache à chaque coin de rue.
Attention donc… on se fait très souvent arrêter (nous avons eu droit à 5 contrôles en une journée) et les raisons de se retrouver avec une amende sont très étendues et tout à fait folkloriques.
Dans le désordre :
-   Amende de 40US$ parce que j’ai fait demi-tour là où cela n’était pas autorisé (bon celle-là elle était justifiée mais quand même… on est à Maputo !)
-   Tentative d’amende parce que nous ne parlons pas portugais.
-   Tentative d’amende parce que notre voiture est super chargée et que nous trimballons des pneus sur les sièges arrière alors que ces sièges sont faits pour transporter des passagers et non des pneus.
-   Tentative d’amende parce que notre permis de conduire n’est pas un permis international (les accords entre la France et le Mozambique stipulent que nous pouvons circuler avec notre permis français).
-   Tentative d’amende pour rien du tout mais parce que Monsieur l’Agent veut qu’on lui paie un « refresco » (une boisson fraîche).
Je dis « tentatives » parce que dès que les prétextes sont un peu trop fallacieux, la parade c’est de sortir son téléphone portable et de menacer d’appeler l’ambassade de France… les tentatives de racket se calment très très vite !
 
6) Changer les amortisseurs de notre vieille guimbarde
Ben voilà… a Vilankulo ça prend 5 mois… faut le savoir et se préparer à passer quelques mois à se faire méchamment secouer sur les routes à bosses du coin. Pourquoi 5 mois ? parce que la voiture est vieille et que le frère du cousin du père du mécanicien doit sillonner le Mozambique pour trouver des amortisseurs d’occasion qui conviennent. Si on compte quelques voyages au cours desquels il oublie la raison pour laquelle il est parti, on arrive vite à 5 mois !
 
7) Choc culturel : où les négociations salariales s’avèrent très complexes
Voilà l’histoire… Un matin, au tout début de notre collaboration avec nos skippers, voilà nos Crimildo et Isaac qui arrivent avec une tête de 3 pieds de longs et considérablement en retard. Nous posons plusieurs fois la question de savoir quel est le problème : 0 réponse.
En arrivant sur Bazaruto, leur frère Zito est là. Il parle très bien anglais et va servir d’intermédiaire, ainsi que le ranger qui contrôle les tickets du parc national et un ou deux autres mecs qui traînaient dans le coin, qui pour le coup, eux, ne parlent pas un mot d’anglais.
Point important dans l’histoire, à ce moment là, nos deux zozos n’avaient pas de contrats et étaient donc payés au jour le jour.
Denis commence à parlementer avec tous ces personnages et comprend au bout de quelques minutes que le problème est un problème d’argent.
Première étape, ils voudraient que nous leur donnions un peu d’argent pour leur déjeuner tous les jours. Jusque là, tout va bien.
Deuxième étape, ils ne sont pas contents de leur paye et veulent qu’on les paye comme s’ils avaient un contrat. Là ça se complique.
On essaie de leur expliquer que pour compenser le fait qu’ils n’aient pas de contrat et qu’on ne paye pas les cotisations sociales pour eux, on leur donne plus d’argent au jour le jour et que ça c’est bien pour eux. Mais non, ils ne sont pas contents… demandent-ils plus d’argent ? non, non… ce n’est pas la question. Ils veulent leur salaire mensuel. Même si ça représente moins d’argent à la fin du mois ? oui, pas de problèmes… La raison ? et bien tout simplement, l’argent qu’ils touchent au jour le jour ils le dépensent au jour le jour et du coup, ils ne peuvent pas mettre d’argent de côté pour s’acheter un vélo. Fin des palabres et de la grève passive : ils toucheront moins d’argent, mais tout en une fois à la fin du mois… et ils sont super contents ! va comprendre…
 
8) Se faire soigner à Vilankulo
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Un soir je me couche avec une bonne douleur intercostale… elle perdure toute la journée du lendemain et le soir, vers 19h00, alors que je suis en train de vendre nos super plongées à un client, elle s’accentue et s’étend dans tout le thorax… et là, panique à bord, je n’arrive plus à inspirer, ou alors très peu. J’essaie de ne pas paniquer mais vraiment c’est trop douloureux. On appelle un copain pour avoir le numéro de téléphone du docteur de la ville… Mais il est à Chimoyo, à une journée de voyage et nous conseille d’aller à l’hôpital. On est déjà passés plusieurs fois devant et franchement, ce n’est pas très invitant ! Et nous voilà partis, dans notre voiture qui n’a toujours pas d’amortisseurs, moi me tordant de douleur à côté de Denis qui appelle la moitié de la ville pour savoir s’il y a un autre médecin ou si quelqu’un peut venir nous aider avec le portugais. Service des urgences… petite table en fer, paravent cradasse, infirmier tout gentil et souriant gardant son calme face à un Denis hurlant « I want to see a doctor… where is the doctor ». Avant toute chose, il faut savoir qui je suis et quels sont les noms de mon père et de ma mère… encore !
Ils veulent me faire allonger mais je ne peux pas. Si je me couche je ne peux plus respirer. Mais qu’à cela ne tienne, ils me forcent… bien obligés de me relâcher quand je me remets à hurler de douleur ! Ils prennent les choses en main et me déplacent dans la pièce d’à côté où se trouvent 3 lits. Une « expat » arrive pour nous aider mais bon ce n’est pas très utile… le mec ne sait pas par où commencer et n’a aucune idée de ce que j’ai. La solution : une perf de sérum physiologique, quelques comprimés de paracétamol et petit à petit, la douleur se calme.
2 heures après, nous avons fait copain copain avec 2 infirmiers qui nous demandent de bien vouloir leur donner nos magazines français, un des deux nous présente sa femme qui passe la soirée à l’hôpital avec lui, et qui me proposent très gentiment de passer la nuit à l’hosto… un rapide coup d’œil sur les lits et la propreté des draps et surtout l’attaque répétée de moustiques affamés me faisant craindre d’attraper la malaria dans l’enceinte de l’hôpital ont vite fait de me faire choisir… si je dois mourir cette nuit là, je préfère que ce soit chez moi ! bon je vous rassure, depuis j’ai vu un vrai docteur à l’hôpital (un Nigérian volontaire) qui ne m’a rien diagnostiqué de grave mais m’a mise sous antibiotiques et la douleur est passée.
Bon à savoir, visites à l’hôpital et médicaments sont quasiment gratuits (le traitement coûte 0,14 €, quelle que soit la quantité de pilules prescrites). Il faut juste avoir la patience d’attendre 1h30 qu’un petit monsieur et une petite dame mettent dans des petites enveloppes en plastique la quantité de pilules prescrites et vous appellent pour vous les donner et vous expliquer quand les prendre.
 
En hommage à ma grand-mère maternelle…
Par sabrina
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Jeudi 22 novembre 2007
1) Wild animals
 
And here we are… we have a dog… and not whatever dog !
His name is Huxley. He is a beautiful husky. Plays a lot and guards the house whenever he wants to (he runs away from the house quite often to go and visit some friends on the other side of town). He already killed a chicken and a duck at our neighbours’ and is very fussy with food (eats only fresh sausage!). But we love him!
 (photos rhinos, girafe, zebre)
Other animals live in Africa. We’ve been able to admire a good sample during our 2 very short (too short) trips to the Kruger Park. We still do not have time to do some tourism! You won’t believe it but in Africa it’s hard work every day!!!!
 
2) DIRE
 
It took 4 months and quite a big amount of money (in between taxes and fees to the accountant who did the job for us) to get this very nice document that finally allows us to stay in the country instead of getting out every month to renew our visas. To get it, we also had to go to Maxixe and present ourselves to the immigration office. Very interesting visit… We learnt that ID pictures needed in Mozambique are smaller than everywhere else and with a perfect and immaculate background… that we’re not allowed to any deletion on the form and, even more important, write everything with the same colour (one line in black and one in blue is not allowed)… we learnt that the most important information is to know our parents’ names… and finally, that queuing 4 times to get an OK on the form is better than 1. Welcome to Mozambique!
 
3) Receiving a parcel (or mail)
Vilankulo’s post office by itself is worth the visit. Imagine a very large room with a counter. Behind the counter, a tiny wooden table and a very small iron cupboard.
We sometimes get our mail in the funniest ways… most of the times just because someone from the guest house next door goes and pick up his mail and the postman gives him ours at the same time… not very intimate but quite efficient!
Generally we need to go from time to time to the post office and check if something has arrived for us. The postman opens the cupboard and takes out a big pile of envelopes. He slowly and carefully checks them all and eventually finds something for us. In the meantime, it might be very useful to check what’s hidden in a very small box on the counter : a huge pile of envelopes, some dated 2006, is left there for everyone to check. There, I found post cards for me. When you finally get your mail you need to pay. A variable amount in between 0,5 and 1 €.
For parcels, it’s a little bit more complicated. Each parcel has to be opened in the presence of the customs officer. His office is next door, but since he’s not always there or available, you might have to come back a few times. This VIP of the Mozambican State checks all the stuff you received and decides whether you have to pay duties on them or not. Apparently food (in small quantities), magazines and books are duty free but shoes, clothes and Hi-Fi have to be cleared… So please, do not send me any Prada shoes or Gucci bags… they might become very very expensive!
 
4) Getting electricity / Power grid
 
This is not as funny… We discovered that Vilankulo is divided on a grid. Basically we have the riches in the north and in the south, the “middle class” and the poor and some rich in the middle. We are in the middle. And it seems that we won’t get electricity any time soon because in this side of town people are not rich enough to pay for it. If we really want the cables to reach us, we’ll have to pay something in between 2000 and 3000 €. We therefore decided to buy our own generator and use either the genny or the torch !
This situation might evolve since ENMO, the company that was in charge of the power in town has recently been kicked out of town. Apparently they were not doing what they promised they would do. We strongly hope that those who will replace them  will take a better care of our side of town.
And, just for the pleasure of the story, when I say that they’ve been kicked out it’s litteral : it seems that they even tried to get to the big generator at night and “sabotage” it and they got caught by a few policemen who nicely drove them outside the boundaries of the town!
 
5) Driving in Maputo…  

In this town, you can find a policeman at every corner. This means that you’re very frequently stopped and might get a fine for whatever reason.
Just a few examples :
-   We got a 40US$ because I did a U-Turn where i twas not allowed (OK I know I did something wrong but the trafic is already so cahotic that it’s not a big deal !)
-   They tried to give us a fine because we do not speak Portuguese
-   They tried to give us a fine because our car was overloaded and on the back seats we were carrying tires instead of passengers
-   They tried to give us a fine because we do not have an international driving licence (an agreement between France and Mozambique allows us to drive with a French licence)
-   They tried to give us a fine, for nothing… just because Mr Policeman wanted us to pay him a « refresco » (cold drink in Portuguese) !
I’m writing “they tried” because now we know what to do with them…  when the excuse is too ridiculous we just take out our cell phone and tell them that we don’t understand and that we’re calling the French Embassy to get some help… they calm down very quickly!
 
6) Changing the springs of our good old car.

In Vilankulo, it took 5 months… You just have to know it’s gonna take a long time and prepare yourself to be super shaken in the meantime !
How could it take 5 months ?
Easy… the brother of the cousin of the mechanic’s father has to go everywhere in Mozambique to look for second hand springs that will fit with our 1991 Toyota Landcruiser. If you take into account a few trips he did but forgetting why he was travelling, you quickly get to 5 months!
 
7) Negociating salaries with a mozambican staff.

Here is the story…
One morning, at the very beginning of our cooperation with them, our skippers Crimildo and Isaac arrive very very late, with a very closed face.
We ask many times if there is a problem.. no answer.
When we arrive on the island for lunch break, we meet their brother (who speaks a very good English).
Denis starts a very long conversation with our skippers, their brother but also the ranger who guards the island and a few fishermen passing by… everybody wants to know what’s happening and everyone has something to say!
It’s important to know that at that point of their history with us, the 2 skippers did not have a contract and were paid on a daily rate.
1st point : they want to get some money for their food every day. This is not a problem. We can go on!
Second point : they say they are not happy with the money they get and they want to get their monthly wage. We try to explain them that the daily rate they get is higher than the monthly rate divided by the number of days they would work. It takes quite a while to understand that this is not the problem. The problem is that they want to be paid at the end of the month, even if this means getting less money than day by day. Why? Because the money they get day by day they spend immediately whereas the money they get at the end of the month they can try to save.
End of the conference and of the strike ! they’ll get less money but all at once and they’ve been very happy ever since!
 
8) Vilankulo’s hospital

One evening I go to bed with quite a big pain in the ribs. It lasts all the day after. Around 7pm, while I’m selling our wonderful dive trips to a potential customer, it becomes even more painful and gets to the chest… I start panicking… I cannot breathe anymore… We call a friend to get the number of the only Doctor in Vilankulo but unfortunately he is not in town and suggests us to go to the emergency at the hospital. We drove by a few times and really did not wish to visit it one day. But there we go… me juggling with the pain and shouting in the car while Denis calls everyone we know in town to see of we can find another doctor or if someone can come and assist us with Portuguese. We arrive there : small table, dirty screen, and a very nice and smiling nurse who absolutely wants to know my parents’ names before looking at me. He stays very calm facing a Denis who’s shouting at him “I want to see a doctor… where’s the doctor”.
They absolutely want me to lay on a bed but I cannot. If I lay down I stop breathing… it doesn’t matter… they force me… but they have to let me go if they want me to stop screaming!
Understanding that there might be something wrong they put me in a « room » where are 3 beds and the worst mosquito nets I’ve ever seen ! An “expat” arrives to help us with the translation. Unfortunately she cannot do much as the guys we see are nurses and not doctors and do not have a clue on what I might be having. They give me some paracetamol and a transfusion of whatever serum. Little by little I calm down and the pain fades…
2 hours later the nurses are our best friends, they want us to leave them our French magazines, they introduce us to their wives and they very nicely offer me to spend the night at the hospital… after a quick look to the mosquito nets and to the sheets, I decide I’d rather die in my bed than risking to get malaria inside the hospital.
Since then I saw a doctor (a Nigerian volunteer) who didn’t find anything special but gave me pain killers and antibiotics and now I’m fine.
In case you might need it, you have to know that visiting a doctor at the hospital and getting a medication doesn’t cost anything (0,14 € whatever the number of pills they give you). You just need to be a little bit patient and be ready to queue for 1h to 1h and a half while 2 nurses count the pills you need for the treatment and put them in small plastic envelopes before calling you at the counter.
 
In memory of my grand mother…
Par sabrina
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Mardi 4 septembre 2007
IMG-1509-den.jpg Et voici enfin, pour ceux qui sont concernés/intéressés par la plongée, quelques histoires sur notre vie de plongeurs (merci à Denis, Charly et Jespah pour les photos… certaines sont de moi aussi !)

Ça démarre à 6h00 du matin avec, généralement, un réveil un peu difficile. Ensuite, petit déjeuner…
IMG-0194.JPG
A 7h00 le skipper (Crimildo) et son assistant (Isaac) arrivent.

On a 1h avant l’arrivée des clients pour tout préparer : emmener160 lt d’essence (8 jerricanes) sur notre super zodiac de 8m50 (rouge et jaune, un vrai cheval de feu !) ; préparer les bouteilles et tout le matériel pour les plongeurs qui rejoignent l’essence sur le bateau. Vers 7h20, Denis monte dans notre super landcruiser. Il va l’accrocher à la remorque sur laquelle le bateau a dormi et descend tout ça sur la plage pour la mise à l’eau du bateau. C’est parfois assez épique. On a même réussi à faire couler le bateau un matin (le bouchon qui sert à vider l’eau est tombé et le bateau s’est rempli d’eau… 1h00 pour le remonter et le vider avec l’aide de 15 personnes sur la plage). Moi, pendant ce temps, je prépare les combinaisons et rend le club présentable (en bref, je fais la vaisselle et balaye !!!).

Les premiers clients arrivent à 8h00. Essayage de palmes et de combinaisons, signature des décharges de responsabilité, encaissement de l’argent (très très important ça !) et vers 8h30 (si on n’a pas eu de galères avec le bateau) c’est parti ! Tout le monde en combinaison pour éviter de se faire tremper pendant un trajet qui peut parfois être assez aventureux (disons que ça ressemble assez souvent à du rodéo !).

DSCF8881.JPG Arrivée sur l’île de Bazaruto : on dépose ceux qui ne veulent faire que du snorkeling ou visiter l’île et on briefe les plongeurs. Première plongée. Retour pour le déjeuner sur Bazaruto. 
Deuxième plongée. Retour à Vilanculos vers 15h30…









PICT0285-copie-2.JPG la valse du bateau recommence pour le remonter vers ses quartiers de nuit cette fois. Et ensuite c’est le rinçage du matériel, le gonflage des bouteilles, raccompagner le staff chez eux, remplir les jerricanes pour le lendemain, remplir les log books du bateau, du compresseur et faire les comptes… Vous croyiez que c’étaient des vacances ???!!!!!!!!!!!

Ceci dit, le jeu vaut la chandelle…

Les plongées sont magnifiques et les environs parmi les plus beaux paysages que j’ai vu de ma vie.

Quelques mots plus précis sur la plongée…

Il n’y a que 2 clubs de plongée à Vilanculos et nous emmenons chacun, un maximum 8 plongeurs par jour sur les sites (nous en avons plus souvent 4/5 que 8)…  conséquence : nous ne sommes pas vraiment gênés par les bulles des autres et par les bruits de banger ou shakers que les dive-master affectionnent tant ! on est vraiment au royaume de la plongée-exploration ! Du coup, les poissons ne sont absolument pas timides.

IMG-1502-copie-2.JPG On plonge au milieu de gros bancs de poissons chirurgiens sans qu’ils ne bougent ; on peut se poser sur le sable à côté de grosses raies pastenague (ribbontail) qui ne s’envolent pas dès qu’elles nous sentent ; nager avec les tortues ; admirer d’énormes mérous (au moins 1m50) qui s’amusent à nous suivre pendant toute une plongée et n’imaginent même pas une seconde aller se cacher sous un rocher à notre approche ou s’amuser avec des platax qui viennent danser avec Denis pendant le « safety stop ».

De tout, c’est ce qui me plait et me surprend le plus ici… se trouver si près des poissons que l’on peut en admirer les moindre détails.

Nous plongeons surtout sur deux sites qui sont extrêmement différents et pleins de surprises :

requin-baleine-corrig---bdef.JPG un reef assez étendu qui s’appelle « 2 mile reef » : peu profond (descend de 5 à 22 mètres), très différent du nord au sud et très « poissonneux ». Sur ce reef on peut à peu près tout voir, de la plus petite créature marine à la plus grosse. Je suis tombée sur de très intéressantes et jolies « wrasse » juvéniles (désolée mais je ne connais le nom de certains poissons qu’en anglais !!! c’est nul !!!!), j’ai vu les plus petits nudibranches mais me suis aussi trouvée face à un requin baleine ! J’ai pu admirer 7 raies mobula (comme des mantas mais en petit) nageant en formation autour de nous pendant 2 minutes et ai découvert un poisson feuille derrière un rocher. A peu près tous les jours, nous tombons sur des tortues (au moins deux espèces différentes), des requins (très beaux et assez gras pointe-blanche, requins de récif gris) et des raies (5/6 espèces différentes traînent sur le reef). De temps en temps nous avons aussi de belles surprises : j’ai déjà parlé du requin baleine ; nous sommes aussi tombés sur un requin vraiment bizarre (et magnifique) sorte de croisement entre une raie guitare et un requin baleine (forme de la raie guitare et taches du requin baleine) qui serait, d’après un de nos plongeurs qui a fait des recherches approfondies sur le net pour le retrouver, une raie guitare à bouche recourbée ; une sublime et énorme « honeycomb stingray » (une raie blanche décorée de motifs géométriques noirs) dont la queue mesurait au bas mot 2,5 mètres. Et un jour où j’ai décidé de sauter un peu plus loin du reef que d’habitude, 2 requins taureau nous attendaient sur le fond de sable ! Nous avons aussi trouvé notre premier « frog fish », un poisson vache, des poissons crocodile… et depuis mi-juillet, le chant des baleines nous accompagne à chaque plongée… que dire de plus ! c’est sublime…

IMG-1677-copie-1.JPG - Le deuxième endroit où nous plongeons (pas assez souvent à mon goût) est « cabo sao sebastian ». Au-delà de la baie, en plein océan, des patates immergées sur lesquelles nous nous rendons à coup de GPS. Profondes (vont de 15 m à 35 m). Les conditions peuvent y être assez difficiles du coup nous n’y allons qu’avec des plongeurs expérimentés. On peut y voir plus de « gros » : des raies manta, de gros requins (2 personnes qui ont plongé avec nous ont eu assez de chance pour voir un requin marteau) et les plus gros mérous que j’ai jamais vu… un machin de 2 mètres, très gras, qui a joué avec nous pendant toute une plongée et a essayé d’avaler l’appareil photo qui pendait au bras d’un de nos plongeurs !

PICT0207-copie-2.JPG En nous rendant sur les sites, il nous arrive assez souvent (pratiquement tous les jours en ce moment) de tomber sur des dauphins qui jouent avec le bateau. Un jour où nous sommes allés sur Sao Sebastian avec l’un des meilleurs amis de Denis – Charly – et 2 clients, à l’approche du site où nous voulions plonger, nous avons assisté à une vraie chasse sous-marine : des marlins sautaient dans les airs, des bonites partout et une cinquantaine de dauphins autour du bateau. On ne savait plus comment se mettre à l’eau. Malheureusement ils se sont évanouis dès que nous avons sauté… mais ça reste un souvenir exceptionnel.

Et voilà… que dire de plus. En 3 mois ici, j’ai fait quelques unes de mes plus belles plongées.

Les petits points négatifs :

- En ce moment, l’eau est si froide (24°) que je plonge avec 1 combi longue de 5 mm sur laquelle je rajoute un shorty de 5 mm… J’ai un peu l’impression d’être une saucisse avant de me mettre à l’eau et sous l’eau je me sens comme un ballon de baudruche. Il paraît qu’en novembre/décembre l’eau remonte à 29°. J’ai hâte de pouvoir remettre une combi de 3 mm.

- Les conditions à la surface sont parfois un peu difficiles et il nous arrive de nous mettre à l’eau au milieu de grosses grosses vagues. Du coup, on est obligés de plonger en traînant derrière nous une énorme bouée pour que le bateau puisse nous suivre pendant que nous sommes là-dessous et  nous repérer à la surface quand nous remontons. Et généralement, c’est moi qui traîne le machin. C’est assez inconfortable et ça a drastiquement fait grimper ma consommation d’air. Je m’améliore un peu mais au début ça a été un peu difficile : je me suis retrouvée coincée dans la corde de la bouée ; il m’est arrivé de me retrouver à 50 bars avant mes plongeurs (ça ça craint !!!) et le pire c’est de ne pas pouvoir gérer sa flottabilité parce que les vagues  en surface me font monter et descendre… un bonheur !

Mais finalement, tout ça n’a aucune importance, tellement la beauté des lieux, en surface et sous l’eau, nous fait oublier tous ces petits désagréments.

Alors, ça vous tente ?




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