Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 11:12

Voici une jolie histoire, qui nous rappelle que malgré le développement du pays et sa progressive modernisation, nous sommes toujours bien dans une Afrique où les traditions restent fortes et où la population veille à leur respect.

Ici la pendaison de crémaillère n'est pas juste une fête avec des amis. Non. Avant d'habiter un endroit et afin d'être sûrs que nous y vivrons bien, il faut chasser les mauvais esprits et appeler la bienveillance des bons sur le terrain, les constructions et ses habitants. L'idéal étant de procéder à cette cérémonie, nommée "tradiçao", avant de commencer à construire. Nous avons failli à cette coutume, par manque de temps et peut-être aussi, avouons-le, par scepticisme.

Mal nous en a pris! une série de mésaventures l'année dernière et lors de notre retour de France en mars, nous ont rappelées à nos devoirs vis à vis des esprits de cette terre. Nos employés aussi, fatigués de nous voir nous battre contre le mauvais sort, nous ont poussés à prendre le taureau par les cornes et à appeler un peu de protection sur nos vies.

La cérémonie doit rassembler le chef de la zone (qui a quelques fonctions administratives mais sutout connaît tous les habitants de la zone, leur histoire, la répartition et la transmission des terrains... une sorte de chef de tribu), le médecin traditionnel de la zone à qui il revient de parler aux esprits et une quinzaine d'autres personnes dont les fonctions ne nous sont pas tout à fait claires. Il est important de s'adresser aux bonnes personnes comme nous l'avons découvert au cours des démarches entreprises pour rassembler tout ce petit monde chez nous: lors de la construction, des restes humains (un fémur et une hanche) ont été déterrés et nous avons fait déplacer le tout mais avec la mauvaise personne d'où une certaine irritation dans les chefies locales qui ont ralenti l'organisation de "tradiçao". Bref après moult palabres et négociations, nos amis ont accepté de venir s'adresser aux esprits le 21 avril dernier.

Pour que la cérémonie se déroule bien, il nous a fallu fournir 6 litres de vin rouge, 48 bières, 48 sodas, 1 litre de whisky, 1 litre de tontone (une eau de vie locale qui fait tourner la tête rien qu'en l'humant), 1 kg de farine de maïs, 1 paquet de cigarettes et 1 boîte d'alumettes.

Tout le monde est arrivé à 10h et après une visite des lieux nous nous sommes installés sous le plus gros arbre de la propriété, un maçanica qui produit de jolies mini-pommes dont nous faisons de bonnes confitures, pour invoquer les esprits. Le Curandero, le médecin traditionnel, procède aux offrandes: il mélange un peu de chaque alcool et de sodas dans un ordre bien défini dans une noix de coco, boit un peu de ces breuvages à chaque fois, y ajoute de la farine, étend un morceau de tissus blanc sous l'arbre, allume deux cigarettes qu'il place de chaque côté du tissus, ajoute aussi une pièce et deux billets, verse le reste du breuvage sur l'ensemble et parle, parle parle aux esprits... à la fin tout le monde appplaudit et les deux femmes présentent chantent et poussent des cris. Plutôt impressionant tout ça. La cérémonie est finie. Tout le monde se déplace vers la table couverte de boissons et finit de célébrer "tradiçao" à grands renforts de bière et de whisky.

C'est fini. Tout le monde s'en va, un peu plus gai qu'en arrivant, en nous assurant du fait que nous faisons désormais partie de la communauté et que si les esprits venaient à nouveau perturber notre paix, ils viendraient leur parler encore. (in english after the pictures)

  bdef-P1040336.jpg

bdef-P1040338.jpg

bdef-IMG_5958.jpg

bdef-P1040341.jpg

bdef-IMG_5962-copie-1.jpg

bdef-IMG_5977.jpg bdef-IMG_5981.jpg

bdef-IMG_5992.jpg

bdef-IMG_6006.jpg

bdef-IMG_5998.jpg

Here is a nice story. It reminds us that even though the country is on a development and modernization path, Mozambique still is an African country where traditions are strong and where the people make sure they are still alive.

Here, the inauguration of a house doesn't only mean organizing a party with friends. Before living in a place and in order to make sure you'll live happily there, you need to chase the bad spirits and call for the good ones to come and protect the land, the buildings and the people who will live and work there. The best thing to do would be to proceed with this ceremony called “tradiçao”, before starting building. We didn’t do it when we started because we didn’t have the time but also, most probably, because we were a bit skeptical.

We should have listened to the locals! A few problems we had to face last year and when we came back from France in March, reminded us this is not a land where you play games with the spirits. Our employees as well, tired of seeing us fighting the bad luck, pushed us to call for protection on our lives.

The ceremony brings together the chief of the area (he has a few administrative powers but most of all he is the one who knows all the people in the area, their history, the land and how it is transmitted… a kind of a tribal chief), the traditional doctor of the area who is going to talk to the spirits and another 15 people whose responsibilities are still a bit unclear! As we discovered during the organization of the ceremony, it is very important to make sure you’re involving the right persons: during the construction, we found some human bones on the land. We had to move them to somewhere else, with another ceremony, but apparently calling the wrong chiefs which caused a bit of a problem with the ones we should have called and slowed down the organization of “tradiçao”. After many talks and negotiations, everybody finally accepted to come on Saturday the 21st of April to talk to the spirits.

For the ceremony to be efficient, we had to bring in 6 liters of red wine, 48 beers, 48 sodas, 1liter of whisky, 1 liter of tontone (a local aquavit that makes you dizzy only by the smell of it), 1kg of maize flour, 1 packet of cigarettes and 1 box of matches.

Everybody arrived at 10 am and after a guided tour of the property, we all sat under the biggest tree of the land, a macaniça that produces tiny little apples of which we make a great jam, to talk to the spirits. The Curandero, the traditional doctor, proceeds with the offers to them: in the shell of a coconut, he mixes a bit of each alcohol and sodas in a precise order, has a sip of each mixture, adds maize flour to it, lays a piece of white cloth on the ground, lights up 2 cigarettes that he places on each sides of the cloth, puts a coin and 2 notes on the cloth, drops the rest of the mixture on it and talks, talks and talks to the spirits… at the end, everybody claps his hands and the two women in the crowd sing and scream. All this is a bit impressive. The ceremony is finished. Everybody moves to the table covered in drinks and ends the celebration with more than a few drinks.

It’s over. Everybody goes, a bit happier than he came, assuring us that we are now part of the community and, should the spirits come and give us troubles again, they would come and talk to them another time.

Par sabrina
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 18:37

Moi qui n’avais jamais mis les pieds dans un tribunal ou chez un procureur de ma vie, depuis mon arrivée au Mozambique (il y a 4 ans presque jour pour jour) j’y ai eu droit 5 fois déjà (dont une pour une amende pour excès de vitesse non payée). La semaine dernière, la cinquième fois donc, je suis convoquée dans le cadre d’une affaire qui m’oppose à un ancien membre de staff (qui a oublié de rentrer de vacances l’année dernière) pour de l’argent volé dans ma maison. La plainte a été déposée en juillet 2009 auprès de la police… la police a fait son enquête et la justice a suivi son cours… presque deux ans après les faits, nous voilà onc devant le juge. Seule ombre au tableau, la personne que l’on soupçonne et qui est convoquée au tribunal aussi, a disparu en mai 2010 sans laisser de traces et n’a aucune famille à Vilanculos…donc il n’y a pas de jugement possible, juste ma décision de laisser tomber l’affaire… et tout ça en portugais !

J’en tire quand même quelques enseignements et une leçon sur les usages en vigueur dans un tribunal mozambicain :

1-      La justice fait son travail. Lentement (probablement aussi lentement que dans tous les autres pays du monde) mais sûrement.

2-      Quand on est convoqués devant un tribunal, il faut s’armer de patience : convoquée à 8h du matin, j’ai attendu dehors jusqu’à 12h30… et je n’étais pas la dernière.

3-      Les règles sont très strictes :

a.       Pas de sacs à l’intérieur de la salle

b.      Pas le droit de lire dans la salle

c.       On se lève quand la cour entre (normal) et on attend un signal du juge avant de se rasseoir

d.      Quand on est convoqués à la barre, on doit se tenir à gauche ou à droite de la cour, debout et décliner son identité à savoir : nom complet, nom du père, nom de la mère, nationalité et/ou lieu de naissance, lieu de résidence, profession.

e.      Quand on s’adresse à la cour, on se tient avec les mains dans le dos et on ne fait aucun mouvement. Ça, quand on est à moitié italienne et qu’on adore parler, c’est plus difficile.

Allez, maintenant je sais comment me comporter pour la prochaine fois et cette fois là j’apporterai 2 livres.

 

In 4 years in Vilanculos, I, who had never put a foot in a court and never faced a prosecutor, had to do this already 5 times (ok, once because of a speed limit fine that I had forgotten to pay !). Last week was my 5th time. I have been invited to court because of a charge laid in July 2009 against the workers of my guest house, after some money (quite a lot) had disappeared from my house. The police had done her job, the justice hers… and 2 years after here we are, ready to solve the case. The only problem is that the main suspect disappeared a year ago, leaving no address, no contact and no family in Vilanculos. No ways we can trace him. Hence, the judgment is not really possible. The only thing I can do is forget everything and let it go. Which I did… in Portuguese!

Nevertheless, this has been a very profitable morning as I learnt something on the Justice in Mozambique and was exposed to the rules you have to follow in a Mozambican court:

1-      Justice works slowly, as slowly as in many other countries I guess, but works.

2-      When you’re asked to come to court, be prepared to be very patient: I was asked to be there at 8 am… and was introduced in the court room at 12.30 am… and I wasn’t the last one.

3-      Rules are very strict:

a.       No bags are allowed in the room

b.      No books are allowed or at least you’re not allowed to read

c.       When the members of the court enter the room everybody has to stand up (normal) and then, waits for a signal from the judge before sitting down

d.      When summoned to come and explain the facts, you have to stand on the right of the left side of the court and give your full identity : full name, father’s name, mother’s name, nationality and/or place of birth, place of leaving, job.

e.      When speaking to the Judge, you have to stand with your hands in your back and are not allowed to make any movement. And, trust me, when you’re half Italian and love talking, this is the most difficult part.

Now, I know how to behave in case I have to go there again (and this will for sure happen) but the next time, I’ll bring 2 books.

Par sabrina
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 08:23

Sans titre

Encore et toujours, ce qui frappe, c’est la beauté de la ville, même sous la pluie (les dix premiers jours), même dans un froid de canard (les dix derniers jours) !

Les stimulations incessantes à lire, s’informer, se cultiver…  j’avais oublié à quel point il peut être difficile et excitant de choisir le prochain film que l’on va aller voir quand il y en a 12 qui sortent en salle la même semaine et le plaisir que l’on peut prendre à regarder les livres s’étaler dans une librairie avant de choisir ceux que l’on va emporter pour la prochaine année de lecture. En 3 semaines j’ai réussi à aller voir 3 films… pas mal, mais frustrant. Il y en a tellement d’autres que j’aurais voulu voir, sans compter les pièces de théâtre, un opéra, un spectacle de danse et une expo… mais, dans la mesure où  notre activité principale quand on rentre semble être de festoyer autour de banquets généreusement préparés par nos familles et amis, entre une digestion et l’autre on a du mal à bouger.

Festoyer… parlons-en donc un peu.

Ce qui nous a le plus frappés lors de ce retour ce ne sont pas les allures parfois un peu dingues des gens dans la rue (vue d’ici, où la mode se résume à un tee-shirt , un pantalon et aux nouvelles tongs, la mode à Paris c’est un peu l’espace), des formes nouvelles de voitures (mais que font les constructeurs… ça ne bouge pas !) ou de nouveaux bâtiments ou moyens de transport.

Non, ce qui nous a le plus marqué, c’est LA BOUFFE… la place qu’elle prend et le rapport paradoxal que les français semblent avoir à la nourriture.

C’est la crise mais les restaurants sont pleins. Tellement pleins qu’ils en sont à 2 ou 3 services et que les serveurs ne vous laissent même pas le temps de savourer ce que tous ces nouveaux chefs, nouvelles stars des médias semble-t-il, vous ont préparé. Ils poireautent devant votre table en vous faisant clairement comprendre qu’il faut se dépêcher d’avaler sa dernière cuillère de fondant aux poires et glace à la réglisse pour laisser la place aux autres. Dommage… nous avons testé quelques uns de ces nouveaux bistrots à la cuisine plutôt inventive et aurions bien aimé en profiter plus.

La bouffe s’étale dans la rue à travers les vitrines de tous ces nouveaux « délis », traiteurs et autres petits magasins de quartier qui ne vendent plus de la nourriture mais des œuvres d’arts, tellement belles que ça crève le cœur de les manger.

2.jpg

Dans les supermarchés, les choix sont innombrables et la même marque de biscuits s’étale en infinie variété devant vos yeux. Le seul problème est qu’il semble désormais nécessaire d’avoir fait polytechnique pour réussir à déchiffrer les packagings. J’ai quitté la France au moment où l’on ajoutait de tout partout – des anti-oxydants, des vitamines, des omégas de toutes sortes – ; 5 ans après on enlève tout de tout –sans sucre, sans sel, sans OGM, sans paraben, sans graisses ajoutées… sans goût ? Les rayons sont pleins de plats tout préparés et de barres chocolatées mais aux caisses, ces petites choses au chocolat qui donnaient mauvaise conscience mais apportaient un peu de plaisir après avoir sillonné les allées d’un hyper marché ont été remplacées par des petits paquets de bouffe « bonne conscience », j’ai nommé les N.A ! « Nature addicts », la pause 100% fruit (ah qu’elle était bonne l’époque de la pause kit kat où l’on ne se disait pas qu’il allait falloir courir 500 mètres pour se punir d’avoir mangé du chocolat !).

IMG_5320.JPG

Il a fallu que j’essaie tant j’ai été époustouflée par cette trouvaille marketing. J’ai choisi la variété « Pépites orange, cranberry, sans sucres ajoutés, sans édulcorants et sans conservateurs » et ai dégusté de minuscules pâtes de fruits sans saveur et sans plaisir… forcément ! le dos du paquet m’informe que la composition du produit ce sont 49% de jus de pommes et 42% de purée de pommes ! so long pour les oranges et le cranberry ! trop forts ces chefs de produit ! Mais au moins, c’est sûr, après ça, pas besoin de se faire du mal pour éliminer.

Rapport paradoxal disais-je ? restaurants pleins et étalages insensés de nourriture partout… et en même temps « la bouffe tue ». Cf cette couverture du Nouvel Obs qui fait froid dans le dos.  Alors on fait quoi ? on mange ou on mange pas ?

IMG_5323.JPG

Apparemment on mange quand même et la raison pour laquelle on le fait, d’après un article paru dans le ELLE fin février, est que la nourriture pourrait être la dernière forme de consolation de personnes en mal de repères et que prendre part à un repas avec des amis en ces temps de crise est une nouvelle forme de lien social… j’aime mieux ça que de me dire que à chaque fois que je vais déguster quelque chose je risque d’attraper une maladie mortelle. Lucullus revient parmi nous… ils sont devenus fous !

En parlant de lien social, la deuxième chose qui nous a fortement marqués est le lien virtuel permanent. Eh oui, vous ça vous paraît sans doute normal d’être en permanence devant un écran d’I-phone, d’I-pad, de E-book ou autres… mais nous ça nous a fait un drôle d’effet de voir tous ces gens les yeux scotchés à leur écran et qui ne lèvent même pas la tête pour voir qui s’est assis en face d’eux dans le bus ou au restaurant. Dans « Jusqu’au Bout du Monde », en 1991, Wim Wenders montrait des images qui m’avaient semblées irréelles et plutôt effrayantes à l’époque, de personnes qui communiquaient, d’un bout du monde à l’autre, en visioconférence, via de mini-écrans… et bien vous y êtes, semble-t-il. Ici, les gens continuent à s’asseoir sous les baobabs !

 

As usual, what hits you is the extreme beauty of the city, even in the rain (the first 10 days), even when it’s bloody cold (the second 10 days)!

What hits you as well is the incredible stimulation to seek for information, for culture… I had forgotten how difficult it can be to pick up the movie you want to go and see when you have 12 new ones coming out every week or the pleasure you can have in a library when you’re staring at so many books and have to choose the ones you’ll bring for a year of reading. In 3 weeks I managed to go 3 times to the movies. Not too bad but still frustrating. There are so many others I would have loved to see and so many other things I would have loved to do (dance performance, opera and theatre). But as our main occupation when we’re there seems to be sharing fantastic meals prepared with love by family and friends, we spend most of our time digesting between a meal and the next one hence don’t do much.

Let’s talk about this permanent feast!

Back in Paris after a year, what really hit us hasn’t been the crazy appearance of some people in the streets (coming from a place where fashion is limited to a T-Shirt a pair of trousers and the very last flip-flops, fashion in Paris really is surprising), or the new shapes for cars (actually there is nothing new there), or new buildings or means of transport.

What really hit us is FOOD… the space it takes in everyday’s life and the paradoxical relationship people seem to have with it.

Everybody complains about the recession but restaurants are full. So full that they do 2 to 3 turns every evening and don’t leave you the time to relish the very innovative meals that all these new chefs (who are apparently the new stars of the media) have prepared for you. Waiters stand by your table urging you to swallow that very last spoon of creamy pears and licorice ice-cream so that other people can have dinner. Very sad… we tried a few of these new “bistrots” where the cooking is pretty innovative and would have loved to have more time to enjoy them.

Food is all over in the streets and shows off in the windows of new “delis” and food shops that sell pieces of art made of food, so beautiful that it’s a pity to eat them.

In supermarkets, the choice is infinite and the same biscuit brand is declined in an endless variety. Too much choice. The only problem is that you need a degree in chemistry to be able to understand what is written on the packaging. When I left France they were adding stuff in everything (omega, anti-oxidants, vitamins and so on). Now it seems that food has to be free of everything: sugar free, fat free, paraben free, OGM free, salt free… taste free? On the shelves you can find a delirious amount of ready meals or any kind of chocolate but when you get to the tills, all these nice little chocolate things that were giving you a bit of comfort after a few difficult hours pushing a trolley in the alleys have disappeared. They have been replaced by horrible healthy things that are supposed to give you a certain peace of mind. I’m talking about the N.A.!  « Nature Addicts », the break 100% fruit (ah… how much do I regret the times of the Kit Kat break when you didn’t have to punish yourself by running for 500 meters after eating something terrible !). I was so astonished by this new marketing invention that I had to try it. I chose the « orange-cranberry » variety, sugar free, swetener free, preservatives free, of course ! and tasted some very small fruit balls, taste free and pleasure free. The back of the pack gives me the explanation : this product is made of 49% of apple juice, and 42% of apple purée ! so long for the oranges and the cranberries. Special applause to the marketing managers. At least you can be sure you won’t have to suffer to eliminate after eating this.

I was mentioning a strange paradox…. Over crowded restaurants and food everywhere. In the meantime  “Le Nouvel Observateur”, one of the main French weeklies, comes out with a cover that says « careful to what’s in your plate » and an article that states that basically everything you eat can potentially kill you. So what do we do? Do we eat or not?

It seems that French have chosen to eat and the reason why they continue eating, if we believe an article published in ELLE at the end of February , is that, in an era in which everybody seems to lose his markers, eating and sharing a meal with friends is a new form of social link. I’m relieved. I prefer this than to think that each and every time I’m going to eat something I can catch a fatal disease. Lucullus… please come back ! They’re all going crazy…

Talking about new social links… the second thing that really surprised us is the permanent virtual link in between people. It might be normal to you to see people who are always in front of a screen be it an I-Phone, an I-Pad, an E-book or anything else. But to us it was really weird to see all these people eyes glued to a screen who don’t even raise their head to see who just sat next to them in a restaurant or in the subway. In 1991, in a movie called “to the end of the world”, Wim Wenders did show some pictures of people who could speak together even being in complete opposite parts of the world, via mini-screens.  That really looked totally unreal to me and quite scary… it seems you got there… here we keep sitting under the Baobabs!

Par sabrina
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 09:59

P1020656.JPG

Enormément de choses ont changé dans ma vie au cours des 4 dernières années. Celle-ci est probablement la plus anecdotique mais elle est au combien révélatrice de mon nouveau mode de vie.

Moi qui étais une fan de crèmes de jour, lotions, crèmes pour le corps, gommages en tout genre, emulsions etc, j'ai du revoir mes basiques et me consitituer une nouvelle gamme d'indispensables!

Au revoir Estée Lauder, Clarins, Clinique, La Prairie etc... Bonjour Tabard, Cinq Sur Cinq, Bétadine, Baume du Tigre, Baygon, mupiderm et Biafine!!!

Pas vraiment besoin de s'hydrater en permanence ici. Il fait tellement humide que la peau reste fantastiquement souple. En revanche, il est indispensable d'éviter les piqures de toutes sortes d'insectes et de les soigner le mieux possible... tout s'infecte très vite et surtout ça évolue vers des trucs bizarres...

Une piqure d'araignée peut créer des necroses de la peau; des vers qui s'incrustent sous la peau vont créer des jolies formes géométriques qui s'étendent partout (j'ai eu, c'est vraiment etrange et inquiétant); et les piqures de moustiques deviennnent vite des cratères!

Donc on prévient et on cure!

Tabard: lotion douce et agréablement parfumée, dont on se couvre le corps avant d'aller se coucher.

Cinq sur Cinq: mon nouveau parfum! traitement de choc pour les apéros au coucher de soleil. Ca, ça ne sent pas bon du tout, mais c'est d'une efficacité redoutable.

Bétadine: désinfectant, joliement coloré, pour toutes peaux. Indispensable pour éviter qu'un petit trou vire au cratère.

Baume du Tigre: onguent magique pour faire disparaître les boutons de moustique et éviter le prurit.

Si tout ça n'a pas fonctionné, recourrir au mupiderm ou autre crème en tout petit tube, avec marqué antibiotique dessus!

Parfums d'intérieur: Baygon (beark) et bougie à la citronnelle Tabard! je vais me lancer dans les huiles essentielles pour éviter ces infections!

Avec ça, promis, vous gardez une peau de bébé.

  P1020657.JPG

Lots of things have changed in my life in the last 4 years. This one might not be the most important but it's so much descriptive of my new way of life.

I used to be a big fan of day creams, lotions, body creams, scrubs of every kind etc. I had to review all my basics and create myself a new beauty kit.

Bye bye Estée Lauder, Clarins, Clinique and La Prairie... welcome Tabard, Cinq sur Cinq, Betadine, Tiger Balm, Baygon, Mupiderm and Biafine!!!

Here you don't really need to continually hydrate your skin. It's so humid that your skin is always nice and smooth. What you Must do is avoid all kind of insect bites and treat them as well as you can... every thing gets infected incredibily quickly and can evolve into very strange things...

A spider bite can create a skin necrosis; some worms that will find their way under your skin, will create very funny patterns on your body and get bigger and bigger (got that one, quite strange and scary); and mosquito bites can quickly evolve into craters.

Hence you prevent and you cure!

Tabard: soft lotion delicately perfumed in which you cover your body before going to bed.

Cinq sur Cinq (or whatever other mosquito repellent in spray): my new perfume! oerfect treatment to consider before a drink at dawn. Doesn't smell good at all but incredibly efficient.

Bétadine: nicely coloured (orange) antispetic, for all skins. Mandatory if you want to avoid any small problem on your skin to become a proper crater.

Tiger Balm: miraculous ointment to make any moquito bite disappear and avoid scratching.

If all this is not enough, gor for stronger remedies and look for any kind of small tube with "antibiotic" written on it.

Interior perfumes: Baygon (horrible!) and lemongrass scented candles (Tabard)! still have to try essential oils.

Promise, with all this you'll keep your skin in perfect conditions.

 

Par sabrina
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 25 décembre 2010 6 25 /12 /Déc /2010 15:57

IMG_4947.JPG

... et j'en profite pour reprendre mon blog. A tous je souhaite la meilleure année possible. Qu'elle vous apporte joies, satisfactions dans tous les domaines, harmonie et surtout l'envie de voyager et de venir nous voir dans notre coin qui ressemble encore à un paradis!

 

... and this is the perfect excuse to get back to my blog. I wish all of you the best possible year. May it bring you happiness, success of every kind, harmony and the desire to come and visit us in what still looks like a paradise!


Après presque deux ans, je reprends donc le fil de ce blog avec la ferme intention de l'alimenter un peu plus souvent et différemment ; c'est à dire comme un blog devrait l'être. Plutôt que de longs récits attendez-vous donc à recevoir de temps en temps, de petites nouvelles, des petits commentaires, des photos... des petites infos qui illustrent un peu notre vie ici.

Almost 2 years after my last post, here I am, back on the web, with the very firm intention to feed this blog a bit more often and a bit more how a blog should be fed. Meaning that instead of long stories, summarizing a year or a full holiday, I’ll try to post small news, insights, pictures… lots of small things that will give you a picture of our life here.

 

Résumer 2 ans de vie en quelques lignes n'est pas simple!

Nous sommes toujours au Mozambique, toujours à Vilanculos, aimons toujours cet endroit et après moult péripéties avons finalement commencé à construire sur le bout de terrain que nous avons acheté il y a deux ans. Une nouvelle aventure donc... nous nous préparons à affronter pas mal d'embûches (construire en soi n'est déjà pas simple mais je vous laisse imaginer les proportions que cela peut prendre en Afrique) mais y allons avec entrain!

IMG_3633.JPG

Nous avons fait deux voyages magnifiques pour améliorer notre connaissance de l'Afrique: toute la côte ouest de l'Afrique du Sud - de la frontière namibienne au Cap - des paysages incroyables où l'Atlantique rencontre le Kalahari dans des vagues de brume qui vous donnent l'impression d'être en Bretagne au mois de Janvier, totalement hors des sentiers battus, pas une âme pendant des kilomètres mais des oryx, des autruches et une rencontre voulue mais néanmoins terrifiante avec les requins blancs au Cap...

afs175.jpg

et il y a quelques mois, en Novembre, le Botswana avec le delta de l'Okavango (navigué et survolé), les éléphants du Parc Chobe et un petit crochet par le Zimbabwe pour admirer les chutes Victoria qui, à elles seules, valaient le voyage.

IMG_4831.jpg

(plus de photos sur Flick http://www.flickr.com/photos/sabromoz/sets/72157625770125613/ & http://www.flickr.com/photos/sabromoz/sets/72157625805347081/ et sur mon Facebook).

 IMG_4911.jpg

Summarizing 2 years in a few lines is not easy!

We’re still in Mozambique, still in Vilanculos, still love this place and, after many adventures, finally started building on the plot of land we bought 2 years ago. We’re ready to face many problems (building per se is not easy but you can imagine how easy it can be in Africa) but start this adventure with passion and spirit!

We made two fantastic trips to discover more of the continent we’re living in: the western coast of South Africa ( from the Namibian border to the Cape – incredible landscapes where the Atlantic meets with the Kalahari in curtains of mist that give you the impression you’re in Brittany in January. A trip off the beaten tracks where we did not meet a soul for kilometers but oryx, ostriches and had a planned meeting (although scary) with a few great white sharks in Cape Town… And a few months ago, in November, Botswana with a trip to the Okavango Delta (in the Delta and above it), the elephants of the Chobe National Park and a short incursion in Zimbabwe to admire the Victoria Falls that were definitely worth the trip (more pictures on Flickr http://www.flickr.com/photos/sabromoz/sets/72157625770125613/ & http://www.flickr.com/photos/sabromoz/sets/72157625805347081/ and Facebook)

 

Ma première réunion sous le Baobab

Ce n’est pas une légende. En Afrique, quand on a besoin de discuter de choses importantes, on réunit les personnes concernées et une partie du village qui servira de témoins, pour discuter, discuter et discuter encore du problème, jusqu’à ce que l’on trouve un accord. Et même dans une ville relativement développée et « occidentalisée » comme Vilanculos, c’est sous l’arbre que l’on se retrouve.

Je me suis retrouvée sous l’arbre à mon tour. Pas un Baobab en fait mais un immense arbre très feuillu qui fait une ombre bien agréable en ces mois d’été particulièrement chauds.

Le sujet c’est le terrain et l’objectif essayer de régler le conflit qui nous oppose à nos voisins depuis deux ans. Depuis que nous avons acheté notre terrain nous avons accumulé les problèmes au sujet des limites du terrain qui évoluent sans cesse (et jamais en notre faveur).

Bref, nos voisins acceptent enfin de vendre la parcelle qui pose un problème. Mais la propriétaire, ici représentée par 3 de ses frères et sœurs, vit en France. Le plus simple serait qu’elle envoie une procuration autorisant sa famille à vendre en son nom, mais apparemment c’est trop compliqué et difficile… la solution envisagée : la faire parler par téléphone avec le secrétaire du district pour que celui-ci l’entende dire qu’elle est d’accord pour vendre et serve ensuite de témoin au cas où il y aurait un problème plus tard. Donc, nous sommes tous assis sous l’arbre, sur des chaises en plastique et des nattes, et nous passons le téléphone. 20 minutes après, tout le monde semble d’accord sur le fait qu’il n’y a plus de problèmes et que le secrétaire du district et les autres témoins appelés serviront toujours de garantie pour le passage du terrain… pourquoi s’embarrasser de paperasse et de tampons quand tout peut être réglé si facilement sous en arbre ?!

land-aerial-view.jpg

My first meeting under the Baobab

It’s not a legend. In Africa, when you need to talk about important things, all the parties involved and a certain number of neighbors who will witness the discussion, meet under a tree and talk, talk and talk until they can find a compromise. And even in a town as developed and “westernized” as Vilanculos, this is still the way to go.

A few weeks ago, I had to attend one of these meetings for the first time. Not really under a Boabab but under a huge tree covered in leaves that where providing a merciful shad in these very hot summer months.

The issue is our land and the conflict we’ve had with our neighbors for the last 2 years.

Since we bought the land the boundaries have always been a problem, as they’ve been constantly moving (and never to our benefit!).

To make a very long story short, our neighbors finally agree on selling the plot that has been causing so many discussions.

Problem is that the owner, here represented by 3 brothers and sisters, lives in France and cannot send the requested paperwork. The solution is promptly found... let’s meet under the tree, with neighbors, family and secretary of the district who will speak to her on the phone, get the confirmation she really wants to sell the land and thereafter be a witness in case of conflict.

You have to admit that it would be silly to try to solve problems with papers and stamps when everything can be done so easily!

  P1020556-bdef-copie-1.jpg

Construire…

Ça y est : le panneau de travaux en cours, les premières fondations et la première dalle en béton sont là. Nous ne savons pas encore bien où nous allons – plans à revoir en fonction de l’acquisition ou non du terrain – mais nous y allons ! D’ici quelques mois, ou quelques années, nous aurons enfin une maison où vous accueillir, quelques chambres et un nouveau centre de plongée, tout beau, tout neuf et plus pratique.

 

Construction…

Here we are : the board is here, the first foundations are dug and the first slab is here. We still have no idea where we’re going as we have to revise all the plans if we get to buy that plot, but we’re going!

 

T.I.A. (prononcer à l’anglaise : Ti Aï Eï)

« This Is Africa », avec plein de points d’exclamation derrière… cette expression ponctue un grand nombre de conversations. Qui l’utilise ? les « expatriés » qui vivent ici mais aussi les touristes.

Un jour, dans la cuisine, Grande, un des membres du staff de Zombie Cucumber, me demande ce que cela veut dire. Il ne comprend pas bien si c’est une exclamation, une insulte ou autres et se demande pourquoi les gens qui l’entourent l’utilise si fréquemment.

« T.I.A. » c’est une sorte de cri de désespoir, de stupeur, d’exclamation amusée, devant toutes ces choses qui n’en finissent pas de nous surprendre, nous pauvres européens, de passage ou permanents ici :

- la musique et la danse partout, à n’importe quelle heure du jour, mais aussi de la nuit !

- la lenteur de tout, si énervante mais au final si agréable ;

- la désorganisation de tout. Pareil, si énervante mais à laquelle on finit par s’habituer et finalement très bien cohabiter !

- la gentillesse et les sourires ;

- les minibus extra bondés dans lesquels on DOIT laisser la place aux chèvres et aux poules ;

- votre voiture bloquée chez le mécanicien depuis 1 an et que à chaque visite ou coup de téléphone on vous répond « amanhà » (demain) !

- les pannes d’électricité non programmées et à durée indéterminée…

C’est tout ça et bien d’autres choses encore « T.I.A » mais au final, c’est ce qu’on aime !

 P1020165.jpg

« T.I.A. »

« This Is Africa », with lots of !!!! behind… this way of saying is very often heard in conversations here. Who says that? « expats » living here but also tourists.

One day, as we were cooking for our guests, Grande, one of the members of staff at Zombie, asked me what it meant. He couldn’t understand if it was just exclamatory or an insult or what and was asking why people use it so often.

 « T.I.A. » is a kind of cry of despair, surprise, amusement in front of all these things that are an endless surprise for us, poor Europeans who live here or only stay for a few weeks:

c’est une sorte de cri de désespoir, de stupeur, d’exclamation amusée, devant toutes ces choses qui n’en finissent pas de nous surprendre, nous pauvres européens, de passage ou permanents ici :

- music and dance everywhere at whatever time of the day and night !

- the slowness of everything that drives you crazy at the beginning but that you end up enjoying ;

- the complete desorganisation of everything and everyone. Same, it drives you crazy but you get used to it and end up liking it !

- kindness and smiles;

- overloaded minibuses where you MUST leave space to goats and chickens ;

- your car stuck at the mechanic’s since last year and the only answer they can give you when you go and check or call is “amanhà” (tomorrow”)!

- the unexpected and unlimited power cuts…

« T.I.A » is all this and much more. But in the end, this is what we like… we chose to live in Africa after all!

 

Noël à Vilanculos

Loin du froid et de la neige, de la dinde et du champagne, nous avons passé le réveillon chez des amis, dans leur jardin qui donne sur la mer où en guise d’étoile du berger nous avons vu se lever une sublime lune orange. Au menu ici – il faisait 35°C – gaspacho, hummus, salades du jardin et salade de crabe, poisson grillé. Et en guise de champagne, du vin blanc pour les plus raffinés d’entre nous et d’énormes pichets de bière pour les plus échaudés. Il faut bien s’adapter au climat !

IMG_4936.JPG  

Christmas in Vilanculos

Far away from the cold and the snow, turkeys and champagne, we spent our Christmas Eve at some friends, in a garden overlooking the sea where instead of the shepherd star we had a beautiful orange moon to enlighten our evening. The menu – the temperature was 35°C – gazpacho, hummus, various vegetable salads, a crab salad and a delicious grilled fish. And instead of champagne, chilled white wine for the more snobbish of us and for the very hot ones, beer in massive jars. You have to adapt to the climate.

 

Nouvel An à Vilanculos

Cette année pas de visites de la famille mais 9 copains français : Sophie-Anne, Fred, César, Victor et Pierre, les 5 fous qui sont en train de construire le plus beau lodge du monde au milieu de nulle part à 450km au sud de chez nous et leur famille. Pour l’occasion j’ai fermé la cuisine au public et l’ai ouverte à mes amis. Résultat, un peu l’impression d’être à la maison avec tout le monde en train de mettre la main à la pâte pour concocter un menu de dernière minute (tarte au crabe, salade de pâtes, coques au vin (non pas le coq, les petites pétoncles)) en partageant saucisson, pâté et tomme, gentiment rapportés de France par les parents de nos amis. Merci à vous pour l’un de mes meilleurs réveillons.

 

New Year’s in Vilanculos

This year no visit from our family but 9 French friends : Sophie-Anne, Fred, César, Victor and Pierre, the crazy family that’s building the most beautiful lodge in the world in the middle of nowhere, 450km south from us, and their family. To enjoy my evening with them I had closed my kitchen to the public and opened it to my friends. As a result, I really had the impression of being at home, with everyone around me participating to the cooking in order to prepare a last minute menu (crab quiche, pasta salade, clams steamed in wine) while sharing pâtés, salamis and cheese, kindly brought from France by our friends’ parents. Thanks! That was one of my best NY eve…

 

DSCN6862.jpg

Par sabrina
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 16:38

Enfin… après deux ans ici, à ne rouler que sur la N1 vers Maputo et Johannesburg et après une année bien chargée, marquée par moult péripéties dont la plus délirante fut ma mise à pieds de la guest house (cf épisode précédent : mes nouvelles fonctions au Zombie Cucumber) par un inspecteur du travail m’ayant déclarée travailleur illégal là-bas (en très bref, en tant qu’étrangers nous avons droit à un permis de travail pour une compagnie et un lieu et n’avons pas le droit d’avoir une autre activité, même si elle n’est pas salariée !), nous prenons enfin des vacances bien méritées. Nous chargeons notre nouvelle voiture (200000km au compteur c’est presque neuf ici !) et nous voilà partis à la découverte du pays, direction le Nord. Plutôt qu’un récit détaillé de voyage, voici un petit résumé des impressions recueillies et des faits marquants de ce voyage. D’avance toutes  mes excuses pour le peu de photos mais les gens ne se laissent pas photographier ici et les paysages sont trop vastes pour que cela rende quelque chose avec un appareil photo amateur !

Finally… after two years in Vilankulo driving only on the N1 to Maputo and Johannesburg and after a tough year full of adventures (the most interesting one being me kicked out from the guest house I was helping at by the labour department who declared I was working illegally there!) we are ready for a well deserved holiday. We load are new car (200,000 km on the clock sounds quite new here!) and off we go heading towards the north of the Country. Here is a “quick” résumé of our tour with what impressed us the most. Please apologize for the very seldom pictures but people do not really like being photographed and the landscapes are too vast to make a nice picture with an amateur camera.


1) 
6000 km et des poussières / 6000 km and something








3 semaines et demi, au cours desquelles nous avons enfin pu faire un jolie boucle autour du pays, avec une petite incursion au Malawi.
In a 3 weeks and a half trip we made a nice boucle around the northern of the country, with a short experience in Malawi.












2) Voisins si différents / So different neighbours

Le Malawi nous a frappés par ses différences avec le Mozambique.
Nous n’y avons fait qu’une toute petite incursion qui n’était au départ qu’une stratégie pour éviter de faire la même route en montant vers le nord et en en redescendant, mais le pays nous a charmés par la gentillesse de ses habitants, l’activité économique qui semble y régner, le professionnalisme des personnes à qui nous avons eu à faire, la propreté et l’ordre. Quelques touristes qui y sont passés avant d’arriver au Mozambique me l’avaient décrit comme un pays ennuyeux. Peut-être n’y sommes nous pas restés suffisamment longtemps pour percevoir cela. Exemple : nous avons du emmener notre voiture chez un garagiste. Là bas pas de « my friend » ou « patrao » (« patron ») faussement obséquieux et finalement rien qui n’avance et une addition démesurément salée à la fin. Juste des pros, rapides, efficaces qui expliquent ce qui ne va pas, ce qu’ils peuvent faire et comment.. .et une addition tout à fait raisonnable à la fin du travail. L’anglais est la langue officielle, ce qui rend effectivement les échanges plus faciles avec les touristes. Mais nous avons été frappés par leur sens de l’accueil et, surtout, par le mélange « noirs-blancs » qui a l’air bien plus habituel que chez nous. Et puis, les routes sont très bien entretenues et bordées de champs bien organisés et entretenus. Seules ombres au tableau, les passages de frontières (2 heures et demies pour faire entrer la voiture avec vérification de tous les numéros de châssis, de moteur et de tas d’autres trucs dont je ne sais même pas à quoi ils servent) et les flics (nous avons quand même eu droit à deux amendes parce que nous n’avions pas de scotch réflecteur à la l’arrière et pas de triangles de signalisation).

bière nationale du Malawi / national Malawian beer












Malawi impressed us by being so different from Mozambique.
At the beginning, going through Malawi was only a strategy to avoid doing the same road on our way and return from northern Mozambique but the country charmed us with the kindness of his people, the economical activity that we could feel there, the professionalism of the people we met there, the cleanliness and the organization of the country.
A few tourists who had crossed the country before getting into Mozambique had described it to us as a boring country. We might not have stayed long enough to get bored and so we’ll stick to our first impression. We had to bring our car at a mechanic’s! again!!! No “my friend” or subservient “patrao” there with nothing happening and a crazy bill at the end of the day. Only professional people, fast, efficient, who clearly explain what’s wrong and what they can do or cannot do and how… and a very reasonable bill when the job’s finished. English being the official language it might make things easier as well. But this might not be the only reason why people are so welcoming, so willing to help you. We’ve also been impressed by a “white-black” melting that looks really more usual than in Mozambique. And the roads are nice, well kept and bordered with organized and neat fields. Only little problems: crossing the border with a car (it took us 2 and a half hours to get the car in, with some nice clearing agents asking for a crazy amount of numbers like the chassis number, the engine number and other stuff I don’t even know what they are!) and the road police who managed to give us 2 fines because we didn’t have the triangles in the car and a phosphorescent tape at the back of the car.


 

machines à laver sur lac!
washing machines on the lake!

















3) L’équipée sauvage /
Into the wild !

Considérant que nous sommes dans un des pays les plus pauvres du monde et qui n’est sorti il n’y a que 15 ans d’une guerre civile plutôt destructrice et meurtrière, notre périple s’est finalement fait sur des routes de très bonne qualité. Nous commencions à désespérer de vivre un jour la vraie aventure africaine au volant de notre 4x4 quand nous avons décidé de traverser le pays d’ouest en est pour nous rendre du Malawi à Pemba ou à Nampula. Si vous regardez la carte plus haut, vous verrez un joli point rouge au milieu de nulle part. Il indique le point où nous avons du faire demi tour entre Lichinga et Montepuez faute d’un passage sur une rivière ! Après avoir mis 2 heures pour faire 20 kilomètres en pleine brousse, en nous préparant à passer une nuit, voire plus, dans la voiture, notre esprit d’aventure a été ébranlé par quelques troncs manquants sur un tout petit cours d’eau. Demi-tour donc et le lendemain nous prenons gaillardement la route de Marrupa à Nampula… 350 km… 18 heures de voiture ! une route magnifique mais pas une trace de goudron et quelques petits incidents ont légèrement ralenti notre vitesse de croisière. Comment vous expliquer la sensation de profonde solitude qui vous saisit quand, à 21h, au milieu de nulle part, le tuyau qui relit les deux réservoirs d’essence de votre voiture qui s’est déjà cassé 2 fois sur le trajet, décide de casser pour la dernière fois et vous laisse avec 5 litres de diesel en pleine brousse ! Heureusement nous avions pris en stop le conducteur d’un camion et son mécanicien (leur camion était en panne quelques centaines de km plus loin) et même ici, les routiers sont sympas. Un camion s’est arrêté pour nous prêter secours et grâce à un bout de bois et un sac en plastique ils ont réussi à boucher l’un des deux réservoirs. Ce qui nous a permis de faire les 4 km qui nous séparaient du dernier village avant la grande ville (100 km plus loin) où nous avons pu acheter du diesel… à un prix exorbitant certes, mais au moins nous avons pu arriver à destination sans autres problèmes !

là où la route s'arrête / where the road ends






 

 

 

 

 



partout, on trouve de la bière / finding beer anywhere










If we consider that we’ve been travelling in one of the poorest countries in the world (even though it’s growing faster and faster) that came out of a very violent civil war only 15 years ago, we must admit that the road we drove on were quite nice and the ride easy. We were starting to think that we would never live a proper African adventure with our 4x4 when we decided we would cross the country from West to East to reach Pemba or Nampula after Malawi. If you give a look at the map at the beginning of the blog, you’ll see a nice red dot in the middle of nowhere. This is where we had to stop our first attempt, simply because there was no way we could cross a very small river ! After 2 hours to cover 20 kms in the middle of nowhere, getting ready to spend a night in the car, our adventurous spirit has been contradicted by a few missing poles over a tiny tiny river! U-turn, back to the first town and the morning after we proudly hit the road again to try to reach Nampula… 350 kms… 18 hours! A beautiful road but not a single tarred portion and a few little incidents have considerably slowed us down.  How could I describe the incredible feeling of loneliness that hit us when, a 9.00 pm, still 80 kms away from Nampula the pipe linking the 2 fuel tanks of the car broke for the 3rd time, releasing all the diesel on the road and leaving us with just a few drops in the tank! Luckily we had taken with us in the car a truck driver and his mechanic (their truck had broken down a few hundred kms before) and another truck stopped by us to offer some help. And, as in Africa, whatever happens you can always make a plan, with a piece of wood and some plastic they managed to close one of the tanks which allowed us to drive to the next village (5 kms ahead) and re-fill with the most expensive diesel ever… but at least, we managed to arrive to destination.

4)  Nature, nature, nature


Je parlais de route magnifique tout à l’heure. Le Mozambique est un pays très peu peuplé (21 millions d’habitants) sur une surface 20% plus vaste que la France (93 hab/km² en France contre 20 hab/km² au Mozambique) et cette population est surtout concentrée dans les 3 plus grosses villes du pays (Maputo, Beira, Nampula). Donc, quand on traverse le Mozambique, on fait des kilomètres et des kilomètres au milieu d’une nature totalement sauvage. Au sud des palmiers, au nord une forêt assez dense et des pains de sucre magnifiques, parfois des champs de Baobab immenses. De temps en temps un village avec quelques huttes  et partout, des gens qui marchent vers on ne sait quoi.
Le plus impressionnant c’est l’immensité de ces étendues où il n’y a absolument rien et qui ne sont pas du tout exploitées à des fins agricoles ou touristiques. Et pourtant il y aurait de quoi faire pour tous les trekkeurs et grimpeurs du monde en recherche d’aventure.
Au cœur de cette nature, nous avons croisé pas mal de singes (des babouins et des vervets) qui malheureusement déguerpissent dès qu’ils entendent la voiture et se cachent tellement bien dans les arbres qu’il nous a été impossible de les photographier… pourtant les vervets avec leurs testicules bleu ciel valent le détour. Nous avons aussi aperçu des traces d’éléphants sous la forme de grosses grosses bouses. Et puis des gens… qui vivent probablement comme il ya deux cents ans autour de leur petite culture de maïs et du ruisseau qui passe ; femmes aux seins nus entourées d’une ribambelle d’enfants de tous âges ; hommes édentés parlant à peine quelques mots de portugais.
Et puisque nous avons décidé d’entreprendre ce voyage à la saison des pluies, nous avons aussi eu droit à quelques beaux orages. Au loin, l’horizon noircit, le ciel se charge de nuages lourds. Le vent forcit incroyablement. Et tout d’un coup c’est l’orage, une pluie diluvienne sur quelques centaines de mètres (ou pendant quelques minutes) et puis tout s’assagit très vite ; on repasse en zone non orageuse. La segmentation du ciel est incroyable à ce moment là.


Un Baobab: la légende veut qu'un jour, Dieu, très énervé parce que les habitants d'un village avaient mangé tous les fruits d'un arbre, le prit et le replanta la tête dans la terre. depuis, cet arbre pousse avec les racines vers le ciel.
/ A Baobab tree. The legend says that, God, very upset because all the people of a village had eaten all the fruits of a tree, took it and replanted it head in the ground. Since then, this tree has grown with the roots in the air.







I wrote about this beautiful road we drove on from the western side of the country to the eastern side.
Mozambique is quite an empty country (21 million inhabitants) on a surface that’s 20% bigger than France (93 hab/km2 in France vs. 20 hab/km2 in Mozambique).
And the population is mostly living in the 3 big towns of the country: Maputo, Beira and Nampula.
As a result, when you travel around Mozambique, you drive over kilometres and kilometres in the middle of an extremely wild nature.
In the south palm trees, in the north quite a thick forest with beautiful granite rocks and sometimes some Baobab fields. From time to time a village made of a few huts and everywhere, people walking from who knows where to who knows where, carrying anything on their heads or bikes!
The most impressive thing is this wide areas where there is absolutely nothing and that are not used for agriculture or tourism. And I can tell you, there would be so much to do for all the trekkers and climbers looking for new routes and a little bit of adventure… Wanna start a business here???
In the middle of this wild nature we also met quite a few monkeys (baboons and vervets) who, unfortunately, run away as soon as they hear the car and hid so well in the trees that we couldn’t get a nice picture of them… and it’s a pity, as the vervets, with their blue balls are quite funny to look at!
We also saw proofs of the existence of elephants in some areas under the form of big big shit! And also people… who probably live like 200 years ago, by their tiny field of maize and a small river: topless women, surrounded by kids; men with a few teeth, hardly speaking Portuguese… this is real Africa… 
And, since we decided to travel during rainy season (so wise!), we also could admire a few beautiful thunderstorms. You’re driving and all of a sudden, in the distance, the horizon gets darker and darker, the clouds bigger and bigger, the wind stronger and stronger. And the storm starts, an incredibly thick rain pours over a few hundred meters (or during a few minutes) and everything gets back to normal again… we’re out from the storm! The way the sky is segmented at that moment is absolutely amazing.




orage sur le lac Malawi / thunderstorm on the lake Malawi

















5) Bizarreries /  Funny stuff


- Dans le nord du pays et au Malawi, les lézards ont la queue bleue. Un beau bleu roi, éclatant au soleil.
- Dans le district de Marrupa (entre Lichinga et Montepuez) il y a plus d’éléphants au kilomètre carré que d’habitants.


- Chimoio (à la frontière avec le Zimbabwe) nous avons été hébergés par des amis d’amis qui ont une ferme où ils produisent du lait (ok), du yahourt (ok) et du Gouda à tous les parfums : cumin, chili, herbes, etc. Ils ont un cheptel de 2 taureaux, 200 vaches et 30 veaux magnifiques. Les pâturages autour sont vert émeraude… parfum de Normandie au cœur de l’Afrique.
-  Sur des kilomètres, entre Marrupa et Lichinga, des gens à vélo transportent des sacs énormes de charbon, pour alimenter la ville qui a consommé tout le bois qu’elle pouvait utiliser pour faire du charbon.
- Les plus gros crabes du monde : la légende veut que sur l’une des îles des Quirimbas vivent les plus gros crabes du monde. Ce sont les « coconut crabs » et ils peuvent atteindre 1m d’envergure. Nous en avons vu un… un peut petit par rapport à la légende, mais pas mal quand même.



Few little things that caught our attention during the trip.
- In the north of the country and in Malawi, lizards have a blue tail. A beautiful navy blue, shining in the sunlight!
- In the Marrupa district (in between Lichinga and Montepuez) there are more elephants than people per square km.
- In Chimoio (almost at the Zimbabwean border) we’ve been hosted by friends of friends who have a big farm where they produce milk (ok), yoghurt (ok again) and Gouda cheese with lots of flavours: cumin, chilli, herbs, etc. They have 2 bulls, 200 cows and 30 beautiful veal. The fields around are as green as emerald… We just felt like we were spending some time in Normandy!
- Over kilometres, in between Marrupa and Lichinga, people carry on their bikes, massive bags of charcoal to supply a town that ran out of wood to produce it… and beds !



-
The biggest crab in the world : the legend says that on one of the Quirimbas islands lives the biggest crab in the world. They call it the “coconut crab” and can be as wide as 1 meter. We saw one… a little bit smaller than what the legend says but big enough!


6) Coups de cœur / Our favourites.


Pour ceux qui souhaiteraient un jour venir visiter ce pays et auraient le temps de le traverser du nord au sud, voici les endroits que j’ai particulièrement aimé :


Pemba : c’est une ville portuaire défraîchie mais qui a du être très belle. Perchée sur une colline, la ville descend vers le port. Quelques restes d’architecture coloniale, de grandes rues arborées, des places avec des cafés où siroter une boisson en dégustant des « pasteis » (pâtisseries portugaises) et une très longue plage à mon avis beaucoup moins belle que la notre mais plus « développée » où il est facile de se promener de restaurant en café.


Nacala
 : une baie magnifique et l’un des plus gros ports du Mozambique. La baie est de toute beauté : eaux turquoise et végétation luxuriante sur les berges. Beaucoup de constructions en cours…


Les Quirimbas
 : c’est l’archipel le plus au Nord du Mozambique. Je l’ai trouvé moins beau que notre archipel à nous car moins « spectaculaire » (tout le monde ne peut pas avoir Bazaruto et ses dunes de sable). Une succession d’îles qui abritent un lodge de super luxe chacune (quand elles sont habitées) : plages de sable blanc, eaux turquoise, végétation tropicale… la carte postale quoi !


Et, Ilha de Moçambique
 : un bijou absolu… La plus vieille ville du Moçambique avec une architecture coloniale en cours de réfection partout ! Sur une eau transparente, reliée à la terre par un très long pont ! Tout se fait, encore, à pieds… c’est le règne de la flânerie. On s’y sent bien et on peut passer des heures à se perdre dans les rues en admirant les restes de la splendeur passée.


If you visit Mozambique one day and have the time to discover it from its northern to its southern tips, these are the places we loved the most :

Pemba
: an old looking harbour, with a lot of charm. Must have been a very nice place. Up in the hill, the town goes down to the harbour. A few old colonial buildings on the sides of large avenues bordered with trees, nice large squares where to have a coffee or a cold drink while eating some “pasteis” (Portuguese cakes) and a very long beach, not as nice as ours, but more “developed” and where it’s easy to walk from one bar to a restaurant.

Nacala
: a beautiful bay and one of the biggest harbours in Mozambique. The bay is stunning: turquoise water and luxurious nature on the hills. Lots of building going on…

The Quirimbas
 : it’s the Archipelago that sits at the North of the country. I found it less interesting than ours (the Bazaruto Archipelago) because it is not as spectacular (not everybody can have Bazaruto and its amazing sand dunes) but it’s still a beautiful place, another paradise on earth: a few islands
with a few luxury lodges (from 300 US$ per person per night!): white sand beaches, turquoise waters, tropical vegetation… like in a post card!

And, Ilha de Moçambique : an absolute gem… the eldest town in Mozambqiue all built in a colonial style, most of the buildings being under reconstruction. It sits in the middle of a bay, surrounded by crystal waters and linked to the main land thanks to a long bridge. Everything can be done by walking… it’s a perfect place for who is not in a hurry and just wants to stroll around.


interieur d'une maison sur Ilha / interior of a house on Ilha...


7) Le petit plaisir des vacances ! / Holidays splurge !



Parce que nous avions envie de plonger dans les Quirimbas, nous avons été obligés de nous offrir un « éco-lodge » de luxe pour 2 jours…
Quand ils disent « éco », c’est ce que l’on peut considérer de plus extrême.

Pas d’électricité… tout est éclairé à la bougie !

Pas d’eau courante et tuyauteries limitées au minimum : bouteilles d’eau à côté des lavabos et système créatif pour une douche reliée à une citerne remplie 2 fois par jour !
Chambres ventilées naturellement, où le « dur » est aussi limité que possible !

 Toilettes « écologiques »…  avec une vue défiant toute concurrence….

Pour les amateurs, j’ai les coordonnées !

 
We couldn’t go all the way up to the Quirimbas and don’t dive there… But there are no dive centres on the mainland or in the islands that are not linked to a luxury lodge. So we had to do it and go for a splurge! We chose an “eco-lodge” in the main land, a 10 km north of Pemba. When they define themselves are “eco” this is exactly what it is, in the most extreme ways. No electricity… the light comes from candles. No running water… but bottles by the sink and a very creative system for the shower related to a water tank that’s filled up twice a day. Rooms naturally refreshed by the wind and where the concrete is limited as much as possible. Ecological WC with the most amazing view ever… Want to try it? Just ask for the web site!




(de haut en bas: eco-chambre, eco-toilettes, eco-vue des toilettes et eco-douche / from top to bottom: eco-room, eco-toilets, eco-view from the toilets, eco-shower)



8) Retour à un monde ubuesque ! / Back to my crazy world!


Retour à la maison marqué par une nouvelle course aux papiers… eh oui, cela fait deux ans que nous sommes ici et il nous faut renouveler nos permis de travail. La loi ayant changé depuis notre arrivée, il nous faut fournir un tas de nouveaux papiers, dont des quittances du fisc et de la sécurité sociale qui prouvent que nous avons bien honoré toutes nos charges, depuis le début de l’activité de la compagnie. Surprises pas toujours agréables quand on a racheté une compagnie ! sur le front du Fisc pas de problèmes… mais il m’a fallu retourner 3 fois dans leurs locaux pour réussir à faire une demande qui leur convienne. Sur le front de la sécurité sociale, petite hic ! Apparemment les précédents propriétaires n’ont pas payé pendant les premiers 10 mois d’activité. Qu’ils aient eu des employés ou pas n’a pas d’importance… et puisque la première déclaration est archivée on ne sait pas où, on ne peut pas me dire combien je dois payer en me basant sur cette première déclaration… pas grave… j’ai qu’à inventer des travailleurs et payer sur la base des salaires d’aujourd’hui ! finalement, quand on veut, on peut toujours trouver une solution !!!


Back home, a new paperwork round starts ! after 2 years here, we have to renew our work permits. And since we arrived the law has changed a bit and we have to supply the ministry of labour with new papers. 2 of them being a clearance from the finance dpt and from the welfare dpt, proving that we’ve religiously paid all the taxes we had to pay since the very first day of the company. And when you took over a company, some surprises might be around the corner. Luckily we had no problem on the finance side eventhough I had to go to their office 3 times to manage to give them the letter they wanted to give me the clearance. On the welfare side, small surprise… the former owners hadn’t pay their taxes for one year. Maybe only because they didn’t have any permanent worker at the time, but this is not an excuse… now the law states that from the day 1 of the company you have to hire someone and pay the welfare for him… so we had to do now. And when I asked them to tell me how much I would have to pay, based on the first payment the previous owners did, the answer was quite simple: who knows where this first slip is? Just take the name of a worker, put him on today’s minimum salary and pay the 7% you have to pay for the year you didn’t pay! When I say that in Africa you always can make a plan!

 

 

 









snorkeling sur le lac Malawi
snorkeling on lake Malawi






9) Notes de lecture / Book reviews.


Je ne connaissais rien à l’Afrique quand je suis arrivée. Je n’en sais pas beaucoup plus aujourd’hui mais j’ai eu entre les mains deux livres qui m’en ont donné un bon aperçu et que je vous conseille !

« Ebène » de Ryszard Kapuchinski, un journaliste polonais qui a parcouru l’Afrique pendant des années et qui dresse un portrait saisissant du continent à travers une série de nouvelles. Portrait à la fois poétique et réaliste, cruel et plein d’espoir. Beaucoup d’histoires de guerres et de destructions. Quelques portraits humains. Anecdotes sur des croyances séculaires. Il laisse l’impression d’un continent complexe, difficile, violent et doux à la fois, meurtrier et solidaire ! A lire. Merci à Caterina pour m’avoir laissé ce livre.

Dans un genre complètement différent, une grande fresque romancée sur l’Afrique du Sud : « L’Alliance » de James Michener. Bon c’est une saga et ça fait 1200 pages ! mais c’est un roman incroyablement bien documenté sur l’histoire de l’Afrique du Sud, qui donne de très bonnes clés pour comprendre la complexité de ce pays et les difficultés auxquelles ils vont devoir faire face pour dépasser l’Apartheid.

I didn't know a lot about Africa when I arrived and I must admit I still don't know much. But I've read 2 books that allowed be to understand a little bit more and which I would like to recommend.
“Ebène” by Ryszard
Kapuchinski. He is a polish journalist who travelled around Africa for ages and who gives, though a series of novels, a very interesting portrait of the continent. A realistic and poetical portrait, at the same time cruel and full of hope. Many stories about war and destruction. A few beautiful human portraits. Small stories and beliefs anchored in a long past. It leaves you with the strange feeling of a continent that is complex, difficult, violent and smooth, murderer and helper. To read… Special thanks to Caterina who left me this book when she came diving with us.

In a completely different style, a big saga that retraces the South-African history: “The Covenant” by James Michener. OK it’s a saga and it’s 1200 pages long… but the novel is very well documented on the South-African history and really gives a few interesting keys to understand the complexity of that country and the difficulties they’ll have to face to get over the Apartheid period.

 

Voilà, sur cette note « littéraire », je vous laisse jusqu’à mon prochain récit !

 Bonnes lectures et bonnes plongées à tous !

And here we are… on these literary comments I’ll have to leave you until my next update. Good reading and good diving to all of you!


le Zambèze / Zambeze River

Par sabrina
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 08:30
And here are the latest news from Moz.
I started writing some of the articles in July but the season got quite busy and many things happened very quickly (which in the country of extreme slowliness is quite funny) so I had to stop until everything got a little bit quieter.
Here are some short stories. Not all are out breaking news but they are a window on my Moz life.

A winter in Vilankulo…
While you’re desperately trying to get some tan one the Italian, Spanish or Riviera beaches our winter starts.
It starts slowly slowly around mid-June.
Temperatures start decreasing. During the day it’s still quite warm (around 24-25 degrees Celsius).
It’s in the evenings and underwater that we can really feel the cold.
Evenings are chilly (around 12-13 degrees) and underwater temperature can go down to 22-21 degrees.
Divers will immediately know that when you dive everyday and you want to stay in between 50 and 60 minutes underwater it’s very cold.
This means you have to find ways not to suffer! And the only thing to do is to go for the winter collection… see picture! Not very sexy but definitely recommended.
What’s nice though is that unlike what happens in Europe, winter doesn’t last forever.
We’re mid-November now and the temperature at noon is 37 degrees…
bye bye the ugly winter wet-suit… welcome to the nice and a little bit more fashionable tops!

Winter animals.
Let’s face it, water is cold and diving a little bit less comfortable but it’s really worth going out.
This year has been superb.
A quick look at the pictures and you’ll know why!
We had so many chances to see humpback whales.
How to explain the emotion you get the first time you can admire these massive mammals from so close you have the impression you’ll be able to touch them.
3 of them came as close as 15 metres away from the boat and stayed with us for 10 minutes, going up and down and teasing us. It was so beautiful, I was about to cry.
And even better… during a dive on the reef we dive the most, a humpback came and visited us. She didn’t stay long… just a few seconds, but she was right above our heads, not more than 4-5 metres above. The 4 divers I was with and I will never forget that one.
And we also had lots of devil rays, manta rays, dolphins…
So again… yes it’s cold, but you don’t want to miss those ones!

From the wet-suit to the apron…
Because my new life as a diver was not enough any more and because I was tired of my non-sexy wet-suit, I decided to put that one in the cupboard and change it for an apron.
Since the 1st of September I’m running a lovely guest house here in Vilankulo, Zombie Cucumber.
The owners of the place – Steph and Jon – had to go back to the UK for a few months and asked me to run the place while they were away.
It’s a tiny tidy place with 4 bungalows for 2 people and a dorm with 9 beds.
Everything is built around a lovely garden and a swimming pool.
It works as what we would call a Maison d’Hotes in France. Meaning that every evening we cook a dinner based on what we could find at the market (choice is usually between 2 dishes… I’m trying to put 3 on the menu from time to time) and everybody has dinner together.
I do the books and the cooking.
If you have some very good specialties you want me to try, please feel free to send me the recipes. I’m looking for new stuff to do every day!

New home and new family!
With this guest house thing, we had to move to live on site.
We now have a very nice little house, far more comfortable that the other one… just missing the sea-view. But the beach is 2 minutes away and I go down there quite often to walk the dogs on the beach.
DOGSSSSS.
We already had a beautiful husky.
A « random » dog – Villain - joined us when we were still living at the dive centre and decided he would never leave us anymore.
And Molly and Fred were living at Zombie Cucumber.
So here we are, with our 4 dogs who happily share their space with the super cat we decided we needed at the dive centre to chase rats and mice away...
Let me introduce you to Huxley (the husky), Villain (the little foxy one), Fred (the small black), Molly (the princess of the place) and Piou Piou/Zoltane, the new members of my family.

Land land land !
And to complete the « settlement » we are now, after 14 months of a long and strenuous process, the happy owners of a beautiful plot of land on the beach where to build a new dive centre and a house for us.
14 months might seem quite long but since we are in Mozambique and we had to buy from a South-African cow boy, we chose to be super prudent.
If you had heard as many stories as we did about people buying plots already sold 2 or 3 times or not for sale at all or not constructible because it’s an archaeological site I’m sure these 14 months start making sense.
And if I add that it took 4 months to the owner to show us a piece of paper proving that he was the owner of the plot?
And also that the initial plot had an L shape… after visiting it with the guys from the municipality we discovered the small side of the L was not in the land?
And finally that the size of the plot went from 3500 sqm (announced by the owner) to 1000 sqm (measurements done by the municipality) and in the end, after verification, 4000 sqm? Yeah... this is the real Mozambican adventure!!!
It seems that all the papers are ok and that the land is really 4000 sqm… but, a few days ago we went to start measuring everything in order to start making proper sketches to start building and we discovered that the neighbour was building a hut on our land and that he had also proper papers saying that part of our land is his.
So here we go… we’ll have to fight and start again from the beginning. So cool!!!!

Elections here and there.
The municipal elections are scheduled on the 19th of November. 2 parties are fighting (2 historical ones): FRELIMO, government’s party, the one who fought for independence and RENAMO who fought the FRELIMO during the civil war.
The first one is (was) communist, supported by the soviets and the Chinese; the second, supported by South-Africa, the USA and all the other opponents to the communism.
It’s quite difficult today to understand the ideological differences between them.
As far as I understood it’s more a question of generation.
FRELIMO being supported by all those who still have in mind the fight against the Portuguese and RENAMO supported by a younger generation who is tired of a government who cares more about its own interests than about developing the country.
This is definitely a very simplistic point of view and not sure it’s very accurate but unfortunately my Portuguese is still not good enough to read the papers and get a better understanding of the political situation here.
In Vilankulo, the game is already won by the mayor – M. Suleimane – who has been the head of town for the last 8 years. He is supported by the FRELIMO. The RENAMO’s candidate doesn’t look like he has good chances.
No polls here… the indications come from the number of cars covered in one or the other party’s posters and candidates pictures’, that go up and down town horning and with all the people at the back screaming and singing.
The more you have the better chances to win!
Par sabrina - Publié dans : English Version
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 13:45

Quelques nouvelles de ma retraite Mozambicaine.
J’ai commencé à écrire certains des articles en juillet, mais la saison a été chargée et les évènements s’étant un peu précipités ici (au pays de la lenteur extrême c’est tout dire !) j’ai été obligée d’interrompre.
De courts récits, pas forcement d’actualité, qui restent une petite fenêtre sur ma vie en Afrique.

 

Un hiver a Vilankulo…

Pendant que vous essayez de bronzer sur les plages italiennes, espagnoles ou de la côte d’azur, nous on entre dans l’hiver.

Ça commence mi-juin… tout doucement la température extérieure commence à descendre… si dans la journée c’est encore agréable, dans les 24-25 degrés, l’hiver se fait surtout sentir la nuit (la température descend jusqu'à 12 degrés… retour de la couverture en poil de chien sur le lit !) et dans l’eau. De juin à août, on est arrivés petit a petit aux 22 degrés.
Je peux vous assurer que lorsque l’on plonge pratiquement tous les jours et que l’on veut rester entre 50 et 60 minutes sous l’eau, c’est froid… très très froid.
Alors on prend des précautions. Cf. photo ci-dessous pour la collection automne-hiver.

Tres tres seyant... mais tres tres recommande!
Ceci dit, l’avantage par rapport à Paris c’est que ça ne dure pas trop trop longtemps (un peu trop longtemps à mon goût cependant !)… on est mi-novembre et c’est terminé. La température en ce moment est de 37 degrés à midi ! Adieu la grosse combi… retour des petits hauts un peu plus fashion.

 

La faune en hiver.

Bon ok, l’eau est plus froide et les plongées sont un peu moins confortables mais sortir en mer vaut quand même la peine… cette année fut magique.

Photos à l’appui…

Les baleines sont passées en nombre. Comment raconter l’émotion de la première fois où j’ai pu regarder des baleines à bosses d’une 15aine de mètres évoluer à 10 mètres a peine du bateau et rester avec nous une bonne dizaine de minutes…. Il y en avait trois. Elles étaient tout près.. Et j’en avais les larmes aux yeux.

Encore mieux… au cours d’une plongée sur le reef sur lequel nous plongeons le plus, une de ces petites bêtes est passée au-dessus de nos têtes. Elle n’est pas restée longtemps mais s’est avancée tout doucement, a baissé une énorme tête, a donné un bon coup de queue et a disparu dans le bleu ! Inoubliable.

Et puis, nous avons aussi eu droit à un festival de dauphins...
de raies mobula…
de raies manta...

Bref, il fait froid, mais ça vaut le coup.

 

De la combi au tablier…

Et voilà, puisque ma nouvelle vie en tant que plongeuse ne me suffisait plus et que j’en avais marre de ma grosse combinaison de plongée pas sexy, j’ai décidé de mettre la combi au placard et de la troquer contre un tablier de cuisine.
Le 1er septembre j’ai repris la gestion d’une petite guest-house à Vilankulo : le Zombie Cucumber.
Les propriétaires ayant décidé de rentrer pour quelques mois en Angleterre, j’en prends la tête ! C’est tout petit (4 bungalows pour 2 personnes et un dortoir pouvant abriter 9 personnes), super joliment agencé autour d’un très joli jardin avec piscine.
Le principe est un peu celui d’une maison d’hôtes en France : on propose des petits déjeuners et le soir, tout le monde dîne à la même table en ayant choisi parmi les 2 ou 3 plats proposés chaque jour.
Je tiens les comptes, je gère l’ensemble et je fais la cuisine… Si vous voulez m’envoyer votre best of en matière de recettes, je suis preneuse !

 

Nouvelle maison… nouvelle famille !

Avec la guest house, nous avons du déménager pour habiter sur les lieux.
Jolie petite maison, nettement plus confortable que la précédente… manque la vue sur la mer ! Mais la plage est à deux pas… et je m’y rends assez souvent pour promener les chiens.
CHIENSSSSSSS.
Eh oui… en plus de notre magnifique husky, nous avions déjà récupéré au centre de plongée un chien en mal de famille, Villain… et il y en a deux de plus à Zombie.
4 chiens donc, qui cohabitent dans la joie et la bonne humeur avec le chat que nous avions récupéré pour faire la chasse aux rats au centre de plongée.
Et voici Huxley (le husky), Fred (le petit noir), Villain (le petit brun), Molly (la princesse des lieux)...
et Piou Piou/Zoltane… la nouvelle famille.

 

Terrain… enfin !

Et dans la série « on s’embourgeoise » nous sommes enfin, après 14 mois de procédure, les heureux propriétaires d’un sublime terrain sur la plage.

L’objectif est d’y implanter le centre de plongée et d’y faire une maison pour nous.

14 mois de procédure ? Eh oui… acheter au Mozambique et à un cow boy sud africain, ça fait deux bonnes raisons d’être très très prudents.

Je vous passe le nombre d’histoires que nous avons entendu à propos de personnes qui avaient acheté un terrain déjà vendu 3 fois ou non constructible, ou non vendable car il s’agit d’un site archéologique… Si je vous dis qu’il a fallu 4 mois au « propriétaire » pour nous montrer l’équivalent d’un titre de propriété, vous comprenez mieux pourquoi nous avons décidé d’être ultra prudents. Et si j’ajoute que le terrain lorsque nous l’avons vu la première fois faisait un L, que lorsque nous avons vérifié a la mairie, il avait perdu le petit bout du L, que le vendeur nous annonçait 3500 m2, que la mairie nous fait signer un papier comme quoi il fait 1000m2 et que après remesure avec la mairie il fait 4000 m2 ? Et voila… c’est l’aventure au Mozambique !

(vu de la plage)
(vu de la rue)

(vue imprenable sur l'archipel!)
Au final, tous les papiers sont en règle et le terrain fait bien 4000 m2… mais les voisins sont déjà en train de construire une cahute dessus… maintenant, on est repartis pour quelques mois de tracasseries administratives pour sortir la cahute de notre terrain ! A l’heure où je publie cet article, les choses se sont compliquées et il semblerait que nous soyons en train de nous faire couper une partie du terrain pas la Mairie. On va devoir se battre !

 

Elections ici et la.

On est en pleine période électorale ici. Ce sont les municipales…
Deux partis en lice : le FRELIMO, le parti du gouvernement, qui a fait la guerre d’indépendance et la RENAMO qui s’est opposée au FRELIMO pendant la guerre civile. Le premier est (était) communiste et soutenu par les Russes et les Chinois ; le deuxième, soutenu par les Sud-Africains, les Etats-Unis et tout le tintouin.
Difficile de comprendre les différences idéologiques qui les séparent aujourd’hui, la Frelimo, toute communiste qu’elle était, ayant ouvert le pays aux capitaux étrangers, à la libre entreprise etc. A priori, d’après ce que je comprends, il s’agit plus d’une lutte de générations. La Frelimo étant soutenue par toutes les personnes qui ont encore en mémoire les années de lutte contre les portugais ; la Renamo plutôt soutenue par des plus jeunes, qui en ont assez d’être gouvernés par des gens qui pensent plus à s’en mettre plein les poches qu’a développer le pays. Un peu sommaire tout ça… désolée mais mon niveau de portugais ne me permet pas encore de lire les journaux et de vous donner une analyse un peu plus précise de la situation. Ici à Vilankulo, la partie est gagnée d’avance par le maire – M. Suleimane – qui dirige la ville depuis 8 ans. Il est soutenu par le Frelimo. Le représentant de la Renamo semble n’avoir aucune chance.
(le super marche qui appartient au maire!)

Pas d’instituts de sondages ici… le mètre de mesure ce sont le nombre de voitures qui se promènent en ville couvertes d’autocollants a l’effigie de l’un ou l’autre candidat, de l’un ou l’autre partie et le nombre de voitures qui constituent les convois qui sillonnent la ville a grands renforts de cris et de klaxon.
Plus on en a plus on a de chances de gagner !
(le taxi local)

Par sabrina
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 16:16

3 semaines à Paris : courir, manger et … repartir avec 5 kg de plus et une frustration énorme : celle de ne pas avoir pu voir ou pi parler avec la plupart d’entre vous…

Mais 3 semaines c’est très court, surtout quand c’est entrecoupé de 4 jours à Milan pour voir ma grand-mère centenaire et que l’on en profite pour voir à peu près tout le corps médical français !

Donc, encore une fois, à tous ceux que je n’ai pas eu le temps de voir ou d’appeler, toutes mes excuses… En revanche, à tous ceux avec qui j’ai eu le bonheur de passer un peu de temps, merci pour les sublimes plateaux de fromage, le bon pain, le bon vin, le champagne rosé, le foie gras… mes hanches s’en souviennent mais mon palais aussi… et ça c’est le plus important !


Ca y est, je suis instructeur de plongée !

Apres un stage de 15 jours dans cette charmante ville qu’est Johannesburg, à plonger en piscine et en lac, à passer le reste du temps dans une salle de classe surchauffée (pendant qu’il neige à Paris il fait 35 degrés à Jo’burg) et à bosser entre 12 et 15h par jour, j’ai décroché mon diplôme… je me ferai un plaisir de vous enseigner les joies de la plongée… rassurez-vous, je m’entraîne déjà sur d’autres personnes. J’ai certifié mon premier élève le 18 avril et je dois avouer que c’est assez gratifiant de se dire qu’un plongeur formé par moi (et bien formé, je vous prie de le croire) est lâché dans la nature !

 

Retour à Vilankulo… bonnes et mauvaises surprises !

Au chapitre des bonnes nouvelles : c’est toujours aussi beau, c’est toujours aussi sauvage, il n’y a pas eu de cyclone cette année donc nous avons tout retrouvé en bon état et à sa place…
Au chapitre des mauvaises nouvelles :
-nos amis du département des finances ont fait un audit général des livres de compte de 2006 de toutes les entreprises de la ville… certaines personnes se sont retrouvées avec des amendes colossales à payer pour des broutilles. Ils ont évidemment regardé ceux de notre compagnie aussi… pour l’instant pas de problèmes mais on serre les fesses quand même… ces gens là ont la réputation d’être assez vicieux.

- Nos autres amis du département de la marine ont décidé de promulguer une nouvelle loi pour réglementer la plongée loisir au Mozambique. Autant dire que, élaboré par des personnes qui n’ont probablement jamais mis la tête sous l’eau et, a priori sans consulter les professionnels, le texte de loi vaut son pesant d’or… un joli amalgame de textes de loi français, anglais et américains qui rend la pratique de la plongée assez compliquée. Nous serions par exemple obligés d’avoir, en permanence à bord du bateau ou au bord de la piscine, un médecin ou une infirmière. Si nous voulons plonger a plus de 40 mètres (ce qui de toutes façons n’arrive pas mais bon... pour l’anecdote ça vaut la peine) nous devons avoir une chambre de recompression à bord… si quelqu’un sait à quoi ça ressemble, à moins d’aller plonger avec un supertanker, c’est impossible ! ou mieux encore… dès que nous commençons un cours (qui de toutes façons correspond à des normes internationalement établies) nous devons aller soumettre le programme du cours, plus le nom de l’élève, plus son certificat médical etc. au département de la marine… qui doit ensuite s’assurer que l’élève a bien effectué son entraînement… pas facile quand on sait que ces fonctionnaires ne savent même pas comment on se sert d’un détendeur (pour les non plongeurs, le machin relié a la bouteille qui permet de respirer sous l’eau) ! bref, pour l’instant on s’organise pour contester ce texte de loi et on se rassure en se disant que, comme on est en Afrique, avant qu’ils se décident à tout mettre en place, des années vont passer ! ceci dit, en attendant, ça leur donne de bonnes excuses pour nous coller des PV.


Raccompagnement à la frontière, version Mozambique
Ici aussi on ne rigole pas avec les sans-papiers..
Le « problème » ce sont les immigrés clandestins « zim » (zimbabweiens).
Vilanculos n’est qu’à une journée de route de la frontière zim et visiblement, attire nombre de pauvres types qui cherchent à faire un peu d’argent pour aider leurs familles restées la bas… et d’après ce que l’on nous raconte, la situation est loin d’être drôle, en tout cas pour ceux qui n’ont pas les moyens de se procurer des dollars pour acheter de quoi subsister au marche noir. Pas de pain, pas de viande, pas de bières (pour certains c’est un drame), pas de fuel…
Bref tous ces gens arrivent et, leur niveau d’éducation étant largement supérieur à celui des mozambicains (ils parlent un anglais parfait, savent compter et on un peu plus d’esprit d’initiative et d’entreprise que les moz) ils piquent pas mal de boulot aux locaux. Certains réussissent à obtenir des papiers assez vite, pour les autres c’est la galère.
Bref, fin mars, la police a fait une jolie descente a Vilanculos et a ramassé plus de 250 zim qu’elle a chargé sur des bus et raccompagné, dans la journée, à la frontière, sans autre forme de procès…
N’ébruitez pas ça en France… ça pourrait donner des idées a certains !


Un week-end boueux !
On a un 4/4 mais on s’embourbe quand même.
Nous avons profité de la visite de 4 amis de Denis (Violaine, Greg, Fabien et Jacky) pour aller passer une journée sur une plage sublime à 70km au nord de Vilankulo, à Inhassoro. Balade sur la plage, super barbecue…

nous quittons ce paradis en fin d’après-midi et décidons de passer par la route arrière, par la mangrove… petit détail, nous avons oublié que quand la mer monte, la mangrove est très très mouillée… Apres une petite demi-heure de route, Greg s’embourbe avec son super 4x4 de location flambant neuf. Une bonne heure après nous sommes couverts de boue mais nous avons réussi à nous sortir de ce mauvais pas. Nous reprenons la route… 2 minutes après, c’est notre super Landcruiser qui s’enfonce. Nous n’avons pas ménagé nos efforts (tout le monde est couvert de boue et Fabien a détruit son pantalon) mais, la nuit tombant, nous avons du abandonner… La voiture est restée dans son tas de boue et nous sommes partis à la recherche d’un endroit pour dormir. Nous arrivons au BD Lodge… c’est fermé mais heureusement, la propriétaire est là… elle nous ouvre un super chalet pour 6 personnes. Dîner frugal… il nous restait bières, pastis et saucisson du déjeuner et le lendemain matin nous voilà repartis avec la propriétaire et 6 de ses gars. Il leur a fallu une heure et demie pour nous sortir de là mais nous avons pu reprendre la route (par la plage cette fois) sans plus de dommages que de la boue partout.

Cortège présidentiel.
On est dimanche, il fait beau… on est avec des amis, sur la route d’un super restau en bord de plage (Samara). Quand tout d’un coup, des sirènes se font entendre et s’approchent rapidement… une moto de la police suivie de quelques voitures… Denis ne réagit pas tout de suite mais un de nos amis dans la voiture lui enjoint de se rabattre très très vite et de se ranger sur le bas-côté… Que se passe-t-il ? Nous venons de bloquer la route (quelques secondes) à un cortège présidentiel (soit celui du Président du Mozambique, soit celui du gouverneur de la Province… on a même entendu parler du Prince du Danemark, en visite à Vilanculos et qui, pour l’anecdote, raffolerait du curry de crabe local !) et ceci représente un crime de lèse-majesté… on apprend ainsi que, pour ne pas s’être rabattus tout de suite, nous risquons de finir en prison ! Quelques mètres après, nous nous faisons arrêter par le motard qui nous passe un savon mémorable… nous avons été bien sages, nous sommes bien excusés et avons pu enfin atteindre notre restau !
Quand on parle de privilèges…
Et encore… on nous a raconte que, au Zimbabwe, si on a le malheur de se trouver sur la route au moment du passage du Président, ce n’est pas la prison que l’on risque… tout simplement d’être tués par les motards qui l’escortent…

Un peu de confort… enfin !

Ca y est… on a l’eau chaude !
Le principe : prendre une vieille bombonne de gaz et la faire trouer par un mécanicien afin que l’eau puisse arriver à l’intérieur et en ressortir pour alimenter la douche. Connecter plein de tuyaux (une semaine de travail pour Denis) et allumer tous les soirs un feu dessous… et, miracle… l’eau chaude arrive… et c’est le bonheur parfait. Nous avons toujours une des plus jolies douches du monde et en plus on peut en profiter même en hiver ! Quand il y a beaucoup de vent ça reste assez moyen mais au moins nous n’avons plus besoin de nous trimballer dans toute la ville avec nos serviettes, savons et shampoings pour avoir de l’eau chaude.

Et pour finir, quelques images en vrac…

Une plongée mémorable sur Sao Sebastian… un banc de 36 raies Mobula ! (merci Jean-Louis pour la photo !)


Mon super nouveau t-shirt… tellement adapté à ma vie ici ! (merci Vali !)


Jean-Louis et Séraphine, deux plongeurs qui ont plongé avec nous pendant 5 jours et dont nous avons conclu le séjour par un petit dîner agréable !

 

 

Par sabrina
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 16:12

3 weeks in Paris in March : running, eating and… leaving with 5 more kilos and a huge frustration : not having been able to see or talk to many of you….

But 3 weeks are a very short time, even more when you decide to spend one week in Italy to visit your grand-mother and try to see as many doctors as possible.

Once again, all my apologies to all those I haven’t been able to see… and to those whom I had a chance to spend some time with, thanks again for the lovely cheese platters, the good wine bottles, the amazing bread, the foie gras, the champagne rose… my hips will not forget.. but my mouth as well (which is the most important!)

 

Latest news from Moz…

 

I finally joined the nice crew of the dive instructors !

After a 15 days course in charming Johannesburg, diving in swimming pools and lakes and spending the rest of the time in a super hot class-room and studying 12 to 15 hours a day, I became an Open Water Scuba Instructor… for those of you who are not already divers, I’ll be more than pleased to introduce you to the joys of diving… don’t freak out… I’m already training on other people! I certified my first diver on April the 18th… and I must say that it’s quite rewarding to see a diver, trained by me (and well trained!!!!), joining this community! 

 

Back to Vilanculos… good and bad news!

Good news : it’s always as beautiful and wild, no cyclone this year so everything was there and not ruined when we came back (such a relief !),,

Bad news :

-         Our best friends from the finance department did a huge audit of all the books of 2006… and of course they’ve been through ours as well… some people ended up paying massive fines for nothing… for us, so far so good… but we still cross our fingers as these guys have the reputation of being quite vicious !

-         Our other friends from the maritime department just decided to vote a new law for the “leisure diving business. Written by people who never put their heads under water and, apparently, without asking any professionals advices, some articles are pure gems! A nice piling up of French, English and American laws that make diving quite complicated in Mozambique… For example : we should have a nurse or a doctor by the swimming pool or on the boat every time we do a course or go out… If we dive deeper than 40 metres (which does not happen in any case) we have to have a recompression chamber on the boat (don’t know how you can do that if you’re not diving from a super tanker!)… and also, every time we start a course, we should submit to the maritime department the name of everyone of our students, their medical certificate and the program of the course + at the end of the course, they have to check that they were nicely trained!!!! Coming from people who don’t even know how a regulator works, that’s quite funny… we’ll see how all this ends… for the moment we’ll try not to get a fine because we don’t have a doctor on board every time we go out!

 

Fighting illegal immigration – Moz version…

As in Europe, here as well they don’t really like people who don’t have their papers…

The “problem” here are the “zim” (as per Zimbabweans) illegal workers.

Vilanculos is only 1 day away from the Zim border and apparently, attracts many people who try to come here and make some money to help their families who cannot find anything in Zim if they don’t have US Dollars to buy food (no bread, no meat, no beer, no fuel…).

These people arrive here and, because their level of education is far above the Mozambican one (they speak a very good english, know some maths and have a better « entrepreneurial » spirit) they kind of steal their jobs to the locals.

Some of them manage to get legal papers quite quickly… for the other ones it’s not that easy.

To make a long story short, end of March, the Mozambican Immigration Department (imigracao…) came down to Vilanculos, “collected” more than 250 zim guys and off they went, back to the border, without any question or trial… In France this might give ideas to some…

 

A muddy week-end !

We have a 4x4 but we still get stuck…

Beginning of April, 4 friends of Denis came to visit us for one week. We decided to spend a day on the beautiful beaches of Inhassoro (70 ks north of Vilanculos). Awesome ride on the beach, superb BBQ… late afternoon, we decide to come back to Vilanculos by the back-road, that goes through the mangrove… but we forgot to take into consideration the fact that, as the tide was going up, the mangrove would get very wet! And, indeed, it got very wet. After a 30 minutes drive, Greg’s brand new 4x4 got stuck. It took us one hour and a lot of digging in the mud but we managed to get out of there… and 2 minutes later, it was the turn of our beautiful Landcruiser to get completely stuck. We started digging again but, as the night was falling, we decided to leave the car there and make our way to a lodge for the night. Arrived at BD lodge a long long time after (was not easy to find our way in the dark!).. it was closed… but the lovely owner opened a very nice chalet for us. Thanks to what was left from the BBQ (Pernod, beers and salami) we managed to get some dinner and the morning after, the owner of the lodge came with us, with 6 of her guys and lots of shovels and wood planks, to help us. It took them one hour and a half… and they got us out from that situation with no more damages than mud everywhere. We finally got back to Vilanculos, but driving on the beach…

 

Presidential motorcade.

We’re on Sunday.. it’s a beautiful day and with 2 friends we decide to go and have lunch in a very restaurant on the beach (Samara). All of a sudden we here loud sirens approaching… a police bike followed by a few cars… Denis doesn’t realise as quick as he should what’s happening and our friends start shouting in the car : “ get away, stop on the side of the road, quick quick….”. And the motorcade goes… What happened? We just obstructed (for a few seconds) the way to a presidential motorcade (either the Mozambican President or the President of the Province.. we also heard about the Prince of Denmark who, by the way, apparently loves the local crab curry…) and this is a major crime. We now know that for this, we can go to prison! And of course, a few minutes later, we got stopped by the policeman on his motorbike who started shouting at us and threatening us. Denis’s not been too French for once and didn’t argue… he apologised many many times and our Sunday was saved! Ever heard about privilege?... and this is nothing compared to what happens in Zimbabwe. Who knows if this is true but we heard that, in Zim, if you happen to obstruct the road when the President is on his way, the risk is not going to jail… simply to be shot by one of the escort guards…

 

A little bit of comfort…

Might seem funny to you but we finally have hot water for our shower!

How does this work… here we call it a donkey ! take an old gas bottle, give it to a mechanic who’s going to drill holes inside and put pipes to bring the water in and carry it out. Then, set up everything (poor Denis, it took him one week to finish the work) and, every evening, light up a nice fire under the donkey… and hot water comes!

We still have one of the most beautiful showers in the world and now we can also enjoy it in winter. When there’s a lot of wind it’s not very comfortable but at least we don’t have to derive around town every evening with towels, soap and shampoos and beg for hot water everywhere!

 

And as a conclusion, a few pictures….

 

An awesome dive on Cabo Sao Sebastian… with a formation of 36 devil rays swimming to us (thanks to Jean-Louis for the picture).

 

My superb new t-shirt, so adapted to my life here (it says “life is beautiful” – thanks to Vali for this lovely present).

 

Jean-Louis and Séraphine, two divers who’ve been diving with us for 5 days and with whom we had a lovely farewell dinner!

 

Par sabrina - Publié dans : English Version
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus