Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 18:37

Moi qui n’avais jamais mis les pieds dans un tribunal ou chez un procureur de ma vie, depuis mon arrivée au Mozambique (il y a 4 ans presque jour pour jour) j’y ai eu droit 5 fois déjà (dont une pour une amende pour excès de vitesse non payée). La semaine dernière, la cinquième fois donc, je suis convoquée dans le cadre d’une affaire qui m’oppose à un ancien membre de staff (qui a oublié de rentrer de vacances l’année dernière) pour de l’argent volé dans ma maison. La plainte a été déposée en juillet 2009 auprès de la police… la police a fait son enquête et la justice a suivi son cours… presque deux ans après les faits, nous voilà onc devant le juge. Seule ombre au tableau, la personne que l’on soupçonne et qui est convoquée au tribunal aussi, a disparu en mai 2010 sans laisser de traces et n’a aucune famille à Vilanculos…donc il n’y a pas de jugement possible, juste ma décision de laisser tomber l’affaire… et tout ça en portugais !

J’en tire quand même quelques enseignements et une leçon sur les usages en vigueur dans un tribunal mozambicain :

1-      La justice fait son travail. Lentement (probablement aussi lentement que dans tous les autres pays du monde) mais sûrement.

2-      Quand on est convoqués devant un tribunal, il faut s’armer de patience : convoquée à 8h du matin, j’ai attendu dehors jusqu’à 12h30… et je n’étais pas la dernière.

3-      Les règles sont très strictes :

a.       Pas de sacs à l’intérieur de la salle

b.      Pas le droit de lire dans la salle

c.       On se lève quand la cour entre (normal) et on attend un signal du juge avant de se rasseoir

d.      Quand on est convoqués à la barre, on doit se tenir à gauche ou à droite de la cour, debout et décliner son identité à savoir : nom complet, nom du père, nom de la mère, nationalité et/ou lieu de naissance, lieu de résidence, profession.

e.      Quand on s’adresse à la cour, on se tient avec les mains dans le dos et on ne fait aucun mouvement. Ça, quand on est à moitié italienne et qu’on adore parler, c’est plus difficile.

Allez, maintenant je sais comment me comporter pour la prochaine fois et cette fois là j’apporterai 2 livres.

 

In 4 years in Vilanculos, I, who had never put a foot in a court and never faced a prosecutor, had to do this already 5 times (ok, once because of a speed limit fine that I had forgotten to pay !). Last week was my 5th time. I have been invited to court because of a charge laid in July 2009 against the workers of my guest house, after some money (quite a lot) had disappeared from my house. The police had done her job, the justice hers… and 2 years after here we are, ready to solve the case. The only problem is that the main suspect disappeared a year ago, leaving no address, no contact and no family in Vilanculos. No ways we can trace him. Hence, the judgment is not really possible. The only thing I can do is forget everything and let it go. Which I did… in Portuguese!

Nevertheless, this has been a very profitable morning as I learnt something on the Justice in Mozambique and was exposed to the rules you have to follow in a Mozambican court:

1-      Justice works slowly, as slowly as in many other countries I guess, but works.

2-      When you’re asked to come to court, be prepared to be very patient: I was asked to be there at 8 am… and was introduced in the court room at 12.30 am… and I wasn’t the last one.

3-      Rules are very strict:

a.       No bags are allowed in the room

b.      No books are allowed or at least you’re not allowed to read

c.       When the members of the court enter the room everybody has to stand up (normal) and then, waits for a signal from the judge before sitting down

d.      When summoned to come and explain the facts, you have to stand on the right of the left side of the court and give your full identity : full name, father’s name, mother’s name, nationality and/or place of birth, place of leaving, job.

e.      When speaking to the Judge, you have to stand with your hands in your back and are not allowed to make any movement. And, trust me, when you’re half Italian and love talking, this is the most difficult part.

Now, I know how to behave in case I have to go there again (and this will for sure happen) but the next time, I’ll bring 2 books.

Par sabrina
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Commentaires

Hello Sab,
Fin juin, il y eu un article assez complet sur le Mozambique dans le Financial Times et j'ai cru y voir une allusion a ton club de plongee.
Si ca t'interesse, donne moi ton adresse email que je fasse suivre.
Bise
Anne
Commentaire n°1 posté par Miss A le 07/07/2011 à 15h52
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